Achraf Hakimi et Brahim Diaz célèbrent face au Cameroun.
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Vingt-deux ans plus tard, revoilà les Lions de l’Atlas en demi-finales. “Je suis heureux pour les nouveaux supporters marocains, qui n’avaient jamais vu leur équipe en demi-finales de Coupe d’Afrique”, savourait le sélectionneur Walid Regragui, après la victoire confortable face au Cameroun (2-0), en quarts. Les Marocains peuvent se délecter d’un succès vital, permis par l’une de leurs prestations collectives les plus convaincantes depuis le début de cette Coupe d’Afrique des Nations. “C’était un match abouti du début à la fin”, savourait au micro de Bein Sports l’indispensable Neil El Aynaoui, véritable plaque tournante du milieu de terrain marocain.
Car mises à part les fulgurances des feux follets Brahim Diaz, buteur pour la cinquième fois ce soir, et Abdessamad Ezzalzouli, le Maroc a surtout maîtrisé son sujet défensivement, sans avoir la mainmise sur le ballon (41% de possession sur l’ensemble de la rencontre). “Défensivement, on a été solides” retenait Ismaël Saibari, élu homme du match et auteur de son premier but de la compétition pour sceller la victoire des siens à la suite d’un coup-franc excentré (2-0, 74e). “On est rentrés directement dedans, on a fait le match que l’on voulait faire, retenait Neil El Aynaoui. Avec des temps forts et des temps faibles. On a bien géré les temps faibles quand ils avaient le ballon.”
Vers un duel face à l’Algérie en demies ?
Et pour cause, les Camerounais n’ont pas cadré la moindre frappe de la rencontre (5 tirs, contre 9 pour le Maroc), là où deux des trois seuls tirs cadrés marocains de Brahim Diaz et Saibari ont fait mouche. Une solidité collective qui n’est plus à prouver, alors que le Maroc n’a encaissé qu’un seul petit but depuis le début de la compétition. C’était face au Mali (1-1), lors du deuxième match de la phase de groupes.
Ce soir, plus que jamais, la sélection marocaine arbore fièrement son costume de favori, soutenue par un public qu’elle sait exigeant. “On a senti vraiment cette énergie du public, savourait Yassine Bounou, le gardien marocain. L’équipe doit affronter cette responsabilité, cette pression de jouer face à son public et de lui donner ce qu’il veut.”
Premier gros test réussi, donc, et dynamique lancée pour les joueurs de Walid Regragui, réunis par leur sélectionneur sur la pelouse, à la fin de la rencontre, pour maintenir les curseurs de vigilance et d’implication. Le tacticien a exhorté ses joueurs à “rester dans ce même état d’esprit, parce que c’est dur de garder cette intensité que l’on a mise, surtout avec l’enchaînement des matches”, dixit El Aynaoui, mais il faudra surtout rester “concentrés, lucides et appliqués” pour espérer aller au bout, et envisager une apothéose, à domicile. Mais l’emballement n’est pas encore de mise, une “nouvelle histoire commence”, comme l’a rappelé Walid Regragui. Il faudra d’abord effacer l’Algérie ou le Nigéria pour décrocher une place en finale.

Brahim Diaz a encore été très bon contre le Cameroun, le 9 janvier 2026.
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