Le duel des quarts de finale de la CAN 2025 entre l’Algérie et le Nigeria met aux prises samedi 10 janvier à Marrakech deux des sélections les plus solides du tournoi, les deux seules ayant réalisé un parcours sans faute durant la phase de groupes. Une affiche digne d’une finale, qui offre une opposition de styles absolue entre l’efficacité offensive du Nigeria et la discipline défensive de l’Algérie. Entre une équipe de stars qui se tirent la bourre et un groupe homogène où le collectif prime.
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Le Nigeria se présente avec la meilleure attaque du tournoi avec un total impressionnant de 12 buts pour l’instant. Les Super Eagles s’appuient sur leur trio d’attaque dévastateur, emmené par l’attaquant masqué et caractériel Victor Osimhen, flanqué des fidèles Ademola Lookman, irréprochable jusque-là, ainsi qu’Akor Adams. En maître à jouer, Alex Iwobi n’est pas en reste.
Le Nigeria “bien préparé”
Cependant, cette force de frappe masque un climat interne pas forcément serein, entre les tensions entre les cadres de l’attaque, des litiges relatifs aux primes et des menaces de grève. Malgré ces incertitudes en coulisses, le groupe nigérian est arrivé à Marrakech au complet, faisant taire les rumeurs d’un départ précipité d’Osimhen après les huitièmes.
“On est bien préparés”, s’est contenté de commenter le sélectionneur Eric Chelle à la veille du match, préférant ne pas évoquer ce qui se passe en coulisses.
Pour disputer la 17e demi-finale de Coupe d’Afrique de leur histoire (un record), les Super Eagles devront d’abord faire sauter le verrou algérien.
Car avec un seul but encaissé, les Fennecs partagent avec l’hôte marocain la meilleure défense du tournoi. Et encore, c’était à la fin du troisième match de poules, sans enjeu, avec une équipe remaniée. Avec un Luca Zidane quasi irréprochable dans ses buts, protégé par une charnière Ramy Bensebaini – Aïssa Mandi à toute épreuve, pas de quoi craindre les Super Eagles, explique le jeune attaquant Ibrahim Maza : “On n’a concédé qu’un seul but donc je ne dirais pas qu’on a peur du Nigeria, on est l’une des meilleures défenses du tournoi”.
L’Algérie “capable de souffrir”
Le sélectionneur bosnien Vladimir Petkovic, depuis son arrivée à la tête des Fennecs, a réussi à former un groupe homogène et solidaire. Il a pu faire tourner ses titulaires en phase de groupes sans que le rendement de l’équipe n’en pâtisse. Et son coaching s’est avéré payant en huitièmes, quand l’Algérie a arraché sa qualification face à la RD Congo grâce à un but d’Adil Boulbina sur une passe de Ramiz Zerrouki, qui venaient d’entrer en jeu.
Cette solidarité et cette abnégation leur permettront de faire face aux individualités nigérianes, selon le coach Petkovic : “Je suis convaincu que mes joueurs savent comment souffrir et sont capables de le faire”. Rien que ça !
D’autant que l’Algérie possède également des arguments offensifs face à une arrière-garde nigériane plus fragile (4 buts encaissés). En associant par exemple la précision de la jeune pépite Ibrahim Maza à l’expérience de Riyad Mahrez, déjà trois buts au compteur. Surtout que l’attaquant de 34 ans compte bien profiter jusqu’au bout de sa dernière Coupe d’Afrique. Au moins jusqu’à un choc tant espéré en demi-finales contre le Maroc ?