Le Maroc a perdu près d’un tiers de son cheptel ces dernières années à cause du stress hydrique provoqué par plus de 5 années de sécheresse. Mais en réalité, cette crise est aussi le résultat de plusieurs années de politiques structurelles qui ont porté préjudice au cheptel du royaume au fil du temps. Des mesures ont été lancées pour venir en aide aux éleveurs et relancer le secteur.

Les autorités marocaines ont lancé en 2025 un vaste plan de reconstitution du cheptel national. Une réponse à la crise de l’élevage en cours depuis quelques années, car le royaume a perdu près d’un tiers de son cheptel. Entre 2016 et 2024, la taille du cheptel marocain a diminué de près de 40%, avec une baisse du nombre de femelles reproductrices, qui sont passées de 11 millions à 8,7 millions. Le plan de reconstitution s’articule autour de 5 axes : l’allègement des dettes de certains éleveurs ; des subventions directes pour l’alimentation du bétail ; l’identification des femelles bovines et ovines reproductrices et une interdiction de les abattre à des fins de reproduction ; une campagne de vaccination de prévention ; et un accompagnement par la formation et l’encadrement technique des éleveurs. 

 

Invité : Larbi Zagdouni agro-économiste et expert de la ruralité au Maroc.

Radio partenaire : Radio Kuli Ndunga en République centrafricaine.