Il y a des joueurs qui participent à un tournoi, et il y a ceux qui le marquent de leur empreinte. Si l’Algérie, qualifiée pour les quarts de finale, affiche un visage séduisant dans cette CAN 2025, elle le doit en partie à la métamorphose d’un homme : Hicham Boudaoui. Souvent placé, parfois déplacé, parfois trahi par son corps par le passé, le milieu de terrain de l’OGC Nice semble avoir atteint, à 26 ans, la plénitude de ses moyens. C’est toute la sélection algérienne qui en profite et les supporters qui se délectent. Il suffit de regarder les réseaux sociaux et les commentaires dithyrambiques des suiveurs et fans et des Fennecs pour s’en convaincre.
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Il faut dire que les chiffres et les impressions visuelles ne mentent pas. Depuis le coup d’envoi de la compétition, le “Prince de Béchar” est partout. Passeur décisif pour Riyad Mahrez d’une habile talonnade face au Soudan lors de l’ouverture de la compétition, intéressant face au Burkina Faso, l’ancien de Paradou, laissé au repos pour le troisième match de poule face à la Guinée équatoriale, a livré un véritable récital en huitième de finale face à la République démocratique du Congo avant-hier. Récupération, orientation, projection : Boudaoui a tout fait et bonifie le jeu de ses partenaires. Il est devenu ce lien indispensable, cette “balance” parfaite entre la défense et l’attaque que Vladimir Petkovic cherchait désespérément. Depuis son arrivée à la tête des Fennecs, le sélectionneur des Verts en a fait son homme de base, un titulaire indiscutable qui le lui rend bien. Fini le jeune prodige de 2019 qui apprenait dans l’ombre ; en 2026, le patron, c’est lui.
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Son impressionnante CAN ne laisse pas indifférent le Galatasaray et Brighton
Forcément, une telle débauche d’énergie et de talent ne passe pas inaperçue en Europe, surtout en plein mois de janvier. Sous contrat avec les Aiglons jusqu’en juin 2027, Boudaoui, déjà annoncé sur le départ l’été dernier, arrive à un tournant. Si la tendance lourde reste un départ l’été prochain (à un an de la fin de son bail), ses prestations actuelles pourraient précipiter les choses. Selon nos informations, plusieurs écuries européennes sont venues aux renseignements ces derniers jours. Galatasaray, toujours friand de joueurs techniques et combatifs, a pris la température et surveille le dossier de très près. Mais la menace pourrait aussi venir d’Angleterre, où Brighton apprécie énormément son profil “box-to-box” moderne, capable de casser des lignes et de répéter les efforts à haute intensité.
Du côté de la Côte d’Azur, la position est délicate. Perdre un tel élément en janvier serait un coup dur sportif, mais économiquement, sa cote est à son paroxysme. Si une offre qui peut satisfaire toutes les parties arrive sur le bureau de la direction niçoise d’ici le 2 février, la porte pourrait s’entrouvrir, d’autant que le club, qui se trouve dans une situation sportive pour le moins précaire, doit faire face à une fin de contrat du joueur dans 18 mois avec un départ quasiment inéluctable. On peut donc logiquement imaginer que Nice sera attentif au marché et ce, dès cet hiver.
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Enfin, la valeur du joueur, arrivé au Gym en 2019 et qui totalise 192 matches (14 buts et 15 passes décisives) toutes compétitions confondues depuis son arrivée, pourrait encore grimper en flèche ce samedi. Pour rappel, l’Algérie affronte le Nigeria en quart de finale à Marrakech pour un choc au sommet ce samedi (17h). Nul doute que lorsque Petkovic couchera les noms de son onze titulaire, le nom du milieu azuréen sera l’un des premiers. Un nouveau match référence face aux Super Eagles, et le téléphone de l’OGC Nice risque de ne plus s’arrêter de sonner.
Pub. le 10/01/2026 10:16
– MAJ le 10/01/2026 10:51