L’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) a annoncé la clôture, le 4 janvier, de la période de chasse au gibier sédentaire au titre de la saison cynégétique 2025-2026, concomitamment à l’entrée des espèces concernées dans leur phase de reproduction et de renouvellement naturel. Dans un communiqué, l’institution indique que cette décision répond à l’exigence du respect des cycles biologiques et des équilibres naturels indispensables à la pérennité de la faune sauvage, rappelant que «le respect du repos biologique constitue un fondement essentiel de la gestion durable des ressources naturelles et un engagement responsable envers les générations futures».
L’ANEF appelle l’ensemble des chasseurs à faire preuve de civisme et de responsabilité, à observer rigoureusement les dispositions légales en vigueur et à participer activement à la protection du gibier et à la préservation des équilibres écologiques, soulignant que «le respect des règles et du repos biologique demeure une condition déterminante de la durabilité de la pratique cynégétique».
Conditions naturelles et résultats cynégétiques
L’Agence relève que la saison de chasse s’est déroulée dans des conditions naturelles favorables, marquées par des précipitations significatives dans plusieurs régions du pays. Ces apports hydriques ont contribué à l’amélioration du couvert végétal et à la qualité des habitats naturels, avec des effets bénéfiques sur l’état des populations de gibier. Selon la même source, les résultats observés «témoignent d’une évolution positive, notamment en ce qui concerne la perdrix, espèce emblématique de la faune cynégétique nationale».
Le taux moyen de prélèvement s’est établi à 1,76 perdrix par chasseur et par journée de chasse, contre 1,43 durant la même période de la saison précédente. Les performances les plus élevées ont été enregistrées dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, avec 19 %, suivie de la région de Béni Mellal-Khénifra, à 18,4 %.
Suivi réglementaire, sécurité et infractions
Sur le plan de la gestion, du suivi et du contrôle, l’ANEF dresse un bilan globalement positif, résultant d’une mobilisation soutenue et d’une coordination étroite avec la Fédération royale marocaine de chasse (FRMC), les services de la sûreté nationale, la gendarmerie royale, les associations cynégétiques, les chasseurs et les sociétés de chasse touristique. Cette coopération a permis d’assurer le respect du cadre réglementaire, de contenir les pratiques illicites et de garantir une pratique conforme aux exigences de sécurité et d’éthique.
Au total, 173 infractions ont été constatées, la région de Fès-Meknès enregistrant la proportion la plus élevée, à 20 %, suivie de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, à 7 %, et de Béni Mellal-Khénifra, à 3 %. Comparativement à la même période de la saison précédente, qui avait comptabilisé 170 infractions, la saison actuelle fait apparaître une progression de 1,8 %.
Le nombre d’incidents accidentels a, en revanche, reculé, avec quatre cas de gravité variable recensés dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fès-Meknès et Rabat-Salé-Kénitra, contre neuf lors de la même période de la saison précédente. L’ANEF réaffirme enfin sa détermination à poursuivre les actions d’encadrement, de sensibilisation et de contrôle, et à promouvoir une chasse responsable, éthique et sécurisée, au service de la protection et de la valorisation du capital naturel national.