Les Verts n’iront pas plus loin que les quarts de finale de la CAN 2025. L’équipe d’Algérie de football a été éliminée par le Nigeria (0-2) ce samedi 10 janvier au stade de Marrakech, au terme d’un match où les Fennecs n’ont pas montré leur visage habituel, exténués physiquement. Cette défaite s’explique par trois facteurs. 

Outre la force de l’adversaire, la mission de l’équipe nationale a été rendue plus difficile par un arbitrage très contestable. Il faut dire aussi que le sélectionneur Vladimir Petkovic n’a pas fait le meilleur choix du onze qui a entamé le match ni la meilleure stratégie de jeu.


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Les choix hasardeux de Petkovic

Quatre des cinq joueurs qui ont construit le magnifique but d’Adil Boulbina face à la RDC en quarts de finale mardi 6 janvier n’étaient pas sur le terrain au coup d’envoi. 

Seul Ramiz Zerrouki a été titularisé à la place d’Ismaël Bennacer. Le défenseur Zinedine Belaid pouvait apporter de la solidité en défense, Himad Abdelli et Adil Boulbina pouvaient être utiles au milieu et à l’attaque. 


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 Idem pour Baghdad Bounedjah. Petkovic a préféré ne pas prendre de risques. Il a aussi opté pour un repli défensif d’entrée, misant sur les contre-attaques. Ce choix s’avérera désastreux. 

Mais à la décharge du sélectionneur et des joueurs, plusieurs impondérables sont venus leur rendre la tâche difficile.


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La fatigue du huitième de finale intense face au Congo démocratique (1-0) est visible. Pour ne rien arranger, les appréhensions concernant l’arbitrage se sont avérées fondées.

Arbitrage défavorable

Le match aurait pu prendre une autre tournure si l’arbitre sénégalais Issa Sy n’avait pas fermé les yeux devant une main flagrante d’un défenseur Nigérian dans la surface au début du match (13e). 

C’est un autre gros scandale qui s’ajoute au registre de l’arbitrage dans cette CAN marocaine. En fin de match, l’arbitre n’a pas sifflé une faute dans la surface sur Baghdad Bounedjah. Surtout, il a distribué généreusement tout au long du match des cartons aux joueurs algériens, cinq au total. 

Malgré tous ces facteurs, l’équipe nationale a tenu bon pendant une mi-temps face aux rushs incessants d’Osimhen, Lookman et Adams.

Mais sans plus. De retour des vestiaires, les Algériens, repris par la fébrilité, se sont mis à faire des offrandes à l’adversaire. Libre de tout marquage, Osimhen ouvre le score à la 47’ en crucifiant Zidane de la tête, sous les yeux d’un Zinedine Zidane dépité dans les tribunes. C’est la première fois que les Algériens se retrouvent dans cette CAN en pareille situation, c’est-à-dire menés au score.

Les Verts physiquement émoussés 

Rien n’est perdu, mais dix minutes plus tard, Ibrahim Maza fait une très mauvaise passe au milieu, permettant à Adams de se retrouver face à face avec Zidane qu’il dribble facilement (2-0, 47e). 

Tout au long du match, les Algériens, émoussés physiquement, ont multiplié les passes hasardeuses et laissé le milieu à la merci de l’adversaire qui a affiché un taux de possession de 60%. Les Verts paient leur énorme débauche d’énergie face à la RD Congo mardi dernier où ils ont joué plus de 120 minutes. 

À une demi-heure de la fin, Petkovic a fait trois changements d’un coup, incorporant Bounedjah, Hadj Moussa et Boulbina, à la place de Zerrouki, Mahrez et Maza. 

Abdelli ne fera son entrée que dans les dix dernières minutes, ainsi que Berkane. Un léger mieux est constaté après ces changements, mais c’était déjà trop tard. Les Nigérians ont même failli ajouter un troisième but en fin de match, n’était le poteau qui a suppléé Zidane.

L’Algérie quitte donc cette CAN 2025 avec beaucoup de regrets. Il est vrai que l’arbitrage n’a pas été à la hauteur dans ce dernier match, mais les choix qui ont été faits par Petkovic ne sont pas les meilleurs non plus.

 

Il s’agit maintenant de tirer les enseignements de cet échec en prévision du mondial américain, dans quelques mois.

 

Cette coupe d’Afrique a peut-être sonné la fin pour plusieurs anciens jusque-là indéboulonnables dans cette équipe. Les jeunes loups ont prouvé, notamment lors du match face à la Guinée équatoriale (3-1) et en fin de la rencontre face au Congo, qu’ils ont leur place dans le onze national. Pas pour l’avenir, mais dès maintenant.