Adil Ettabaa
|
15:06 – 10 janvier 2026
Les services de police relevant de la zone provinciale de sécurité de Biougra (près d’Agadir) ont mené, aux premières heures du samedi 10 janvier, une opération coordonnée avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), aboutissant à la saisie de 12 090 comprimés stupéfiants et à l’interpellation de trois individus âgés de 22 à 30 ans. Les autorités indiquent que l’intervention a permis «de découvrir et de confisquer une importante quantité de comprimés psychotropes destinés à la revente», selon les éléments fournis par les services de sécurité.
Les personnes arrêtées sont soupçonnées de détention et de commercialisation de drogues et de substances psychotropes. Les forces de l’ordre précisent que deux des suspects ont été interceptés à bord d’un véhicule léger dans les environs immédiats de Biougra, «où les opérations de fouille ont conduit à la saisie de 7 500 comprimés médicaux stupéfiants de type Rivotril, accompagnés d’une somme d’argent présumée provenir de ce trafic».
Modalités de l’interpellation et saisies initiales
Les premières constatations font état d’une opération ciblée ayant permis de neutraliser un premier circuit de distribution. Les enquêteurs rapportent que l’intervention routière s’est déroulée sans incident notable et que les produits saisis étaient dissimulés à l’intérieur du véhicule, «dans des conditions révélant une préparation méthodique en vue de leur écoulement».
Les sommes d’argent découvertes lors de cette phase sont décrites comme «susceptibles de constituer des revenus directs issus de la vente de stupéfiants», ce qui a conduit les enquêteurs à approfondir leurs investigations afin d’identifier d’éventuelles ramifications supplémentaires.
Prolongements de l’enquête et cadre judiciaire
Les recherches menées dans la continuité de l’opération ont permis l’interpellation d’un troisième suspect, présenté comme lié à la même activité délictuelle. Une perquisition effectuée à son domicile, situé dans la zone rurale de Qliâa, a conduit à la découverte de «4 590 comprimés hallucinogènes supplémentaires de type Ecstasy, accompagnés d’un autre montant d’argent provenant des mêmes agissements criminels».
Les trois personnes mises en cause ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête judiciaire conduite sous la supervision du parquet compétent. Les autorités indiquent que cette procédure vise «à déterminer l’ensemble des ramifications possibles de cette activité et à identifier d’autres personnes susceptibles d’y être impliquées» tandis que les investigations se poursuivent.