Avec le décès d’Albert Bourgi, le 7 janvier à Paris à l’âge de 83 ans, une certaine idée de l’Afrique, progressiste et démocratique disparaît. Albert Bourgi – à ne pas confondre à son frère Robert, lui aussi spécialiste de l’Afrique mais au service de la Françafrique, paternaliste et néocoloniale – était spécialisé en droit public et en relations internationales. Ses travaux ont porté principalement sur le constitutionnalisme africain, les transitions démocratiques et les régimes politiques du continent. Il défendait une autre idée des relations entre la France et l’Afrique, basée…