En 1990, l’Algérie n’accueille pas seulement la Coupe d’Afrique des nations, elle s’y présente avec ambition. Devant son public, la sélection des Fennecs fait figure de favorite, malgré un groupe relevé composé du Nigeria, de la Côte d’Ivoire et de l’Égypte. Pour son entrée en lice, elle retrouve les Super Eagles, dix ans après la finale perdue de 1980.
Une revanche éclatante
Ce soir-là à Alger, les 62 000 spectateurs du Stade du 5-Juillet 1962 assistent à un spectacle rare. Portée par un savant mélange de jeunesse et d’expérience, l’Algérie déroule. Rabah Madjer ouvre le score à la 36e minute, avant de récidiver au retour des vestiaires. Djamel Menad, lui, frappe deux fois en trois minutes, faisant chavirer les tribunes.
Le Nigeria est dépassé. Emmanuel Okocha sauve l’honneur à la 82e minute, mais Djamel Amani scelle le score peu avant le coup de sifflet final. Un 5-1 sans appel, devenu l’un des matchs les plus mémorables de la CAN.
Ironie du destin, l’Algérie et le Nigeria se retrouvent en finale. Cette fois, le combat est plus serré. Mais un but de Chérif Oudjani offre aux Fennecs leur premier sacre continental.