Native de Bourgogne, Claire Clément commence des études vétérinaires pour finalement faire un master d’écologie et de biologie de la conservation. Elle part travailler comme bénévole au Bénin dans le domaine de l’environnement puis au Sénégal où elle vit depuis plus de dix-huit ans. Volontaire de la solidarité internationale (VSI) en tant que chargée de projets de préservation et de développement de l’apiculture, elle décide de s’installer à Kourientine en 2015, afin de concrétiser ses idées : Être dans le faire, l’action plutôt que de faire de la sensibilisation.
En parallèle, et pour appuyer son action, Myriam Cottens, sa mère, fonde, en juin 2019, à Porspoder (Finistère), l’association Nawari Kourientine qui regroupe des personnes sensibles à la culture africaine et convaincues de la nécessité d’aider les habitants à demeurer au pays, dans ce lieu authentique où la nature est encore préservée.
En 2022, Claire Clément remporte, à 40 ans, le premier prix « Terre de femmes 2022 », de la Fondation Yves Rocher.
Le village de Kourientine, situé sur la rive gauche du fleuve Gambie au Sénégal, a un siècle d’existence. Sur une carte, il semble perdu dans la brousse, à 7 km de la frontière avec la Gambie, explique Myriam Cottens, présidente de l’association. Pour aller à Dakar (600 km), il faut faire 13 km de piste à moto et ensuite prendre le car.
On y parle surtout le sarakolé (ethnie du nord-ouest du Mali), le pulaar (langue Peul). On y est polyglotte mais le français, langue officielle du pays, n’est que très peu…