Avec notre correspondante à Dakar, Léa Lisa Westerhoff
Les marines sénégalaise, mauritanienne et marocaine ont été alertées fin décembre du départ de cette pirogue surchargée de la petite île de Djinack en Gambie. Mais pour le moment, aucune embarcation, ni aucun corps n’a été retrouvé sur cette très longue route atlantique vers l’Espagne. une route où ne sont pas présents des bateaux humanitaires pour sauver les migrants comme il en existe en Méditerranée.
Á bord de la pirogue, des Sénégalais, des Gambiens, des Maliens et des Guinéens, 300 personnes au total, selon l’association sénégalaise Boza Fii (de défense des migrants) qui a alerté les autorités maritimes, elle-même contactée par des familles de ces candidats à l’émigration.
Depuis que les contrôles se sont renforcés au Sénégal et en Mauritanie, les départs de migrants clandestins se sont déplacés plus au sud, vers la Guinée Conakry et la Gambie. Résultat, le temps de traversée s’allonge et les risque de pannes ou de catastrophes augmentent.
C’est ce qu’il s’est passé ce 10 janvier à Thiaroye-sur-mer en périphérie de Dakar. Une pirogue en détresse avec 60 passagers à bord a été ramenée à terre par la gendarmerie, après que des personnes ayant aperçu l’embarcation depuis la plage aient donné l’alerte. 59 personnes ont pu être secourues, parmi elle un enfant de 3 ans. Le corps sans vie d’une femme ghanéenne a été retrouvé à bord de la pirogue. Elle aussi était partie des côtes gambiennes une semaine plus tôt.
En 2025, plus de 1 900 personnes sont mortes durant la traversée entre les côtes ouest-africaines vers l’Espagne, selon l’ONG Caminando Fronteras.
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