Comme à l’AS Nancy Lorraine où il a commencé sa carrière pro en 2021, comme au RC Lens qu’il a rejoint en 2023, comme à l’AS Roma qui l’a recruté pour 25 millions d’euros l’été dernier, Neil El Aynaoui a eu besoin de peu de temps pour mettre tout le monde d’accord au sein de la sélection marocaine, où il évolue depuis le mois de septembre seulement.
Le fils de Younès El Aynaoui, ancien champion de tennis marocain, s’est vite imposé comme un élément indispensable de l’équipe dirigée par Walid Regragui. Le Nancéien a démarré tous les matches de cette Coupe d’Afrique des nations dans un costume de titulaire. Mieux encore, il n’est pas sorti une seule minute et devrait être dans le coeur du jeu, ce mercredi (21h), lors de la demi-finale face au Nigeria.
Il faut dire que Neil El Aynaoui enchaîne les performances de haut vol, comme lors du quart de finale face au Cameroun où on l’a vu au four et au moulin au milieu du terrain. De nombreux observateurs estiment, déjà, que le joueur de la Roma postule à une place dans l’équipe-type de la CAN. À se demander pourquoi il n’a jamais vraiment été sollicité par l’équipe de France, avant de choisir le Maroc…
Un demi-siècle d’attente
Neil El Aynaoui est loin de tout ça aujourd’hui, sa seule préoccupation est d’aider les Lions de l’Atlas à remporter ce tournoi à la maison. « On vit une aventure extraordinaire. On sait qu’il reste deux étapes à franchir pour aller au bout de ce rêve. On a tellement envie d’y arriver pour remercier les supporters marocains de tout leur soutien. Une grosse demi-finale nous attend, face au Nigeria qui a fait forte impression depuis le début de la compétition. Mais on se concentre sur nous, sur notre jeu », précise-t-il.
Avant d’ajouter : « On avance avec beaucoup d’humilité, en connaissant aussi les qualités de notre groupe. On l’a vu en quart de finale contre les Camerounais, on a réussi un match plein, on a commencé fort, on a maintenu le rythme et on a obtenu une victoire méritée. Il faudra rééditer ce genre de prestation en demi-finale. On va tout donner ! »
En cas de qualification ce mercredi soir, face aux coéquipiers de Victor Osimhen, le Maroc de Neil El Aynaoui se rapprocherait encore un peu plus d’un sacre continental, un demi-siècle après son unique titre en 1976.