Les étudiants en Master de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont repris le mouvement de grève ce mercredi 14 janvier 2026, pour réclamer le paiement de leurs bourses.
En ce début de matinée, ils sont mobilisés sur l’avenue Cheikh Anta Diop, principal axe jouxtant le campus universitaire, perturbant la circulation et attirant l’attention des autorités sur leurs revendications.
Cette reprise de la contestation s’inscrit dans un contexte social déjà tendu au sein de l’UCAD. Pour rappel, depuis fin novembre 2025, les étudiants de l’université avaient déclenché une grève accompagnée de manifestations afin de dénoncer le non-paiement de leurs bourses et d’importants arriérés estimés à environ treize mois de retard. Une situation qui avait plongé de nombreux étudiants dans de sérieuses difficultés financières, affectant leur quotidien et la poursuite normale de leurs études.
La mobilisation avait alors été marquée par des affrontements avec les forces de l’ordre sur le campus et par une montée progressive des tensions sociales. Face à l’ampleur du mouvement, des négociations avaient été engagées entre le Collectif des amicales d’étudiants, les autorités universitaires et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
Dans ce cadre, le gouvernement avait proposé le déblocage d’une enveloppe d’environ 3,8 milliards de francs CFA pour apurer une partie des bourses en souffrance. Toutefois, cette proposition avait été jugée insuffisante par les étudiants, qui réclamaient un règlement intégral des arriérés ainsi qu’un calendrier clair et contraignant pour les paiements à venir.
Après plusieurs semaines de mobilisation, le Collectif avait finalement suspendu le mot d’ordre de grève en décembre 2025, permettant la reprise des cours sur le campus, tout en maintenant la pression sur les autorités pour l’application effective des engagements pris. La reprise de la grève par les étudiants en Master traduit aujourd’hui la persistance du malaise et le sentiment d’un dialogue jugé peu concluant. Les étudiants réclament des réponses concrètes et immédiates.