Derrière l’analyse tactique, Habib Beye a laissé transparaître l’émotion. À l’heure où le Sénégal vise un deuxième sacre continental après celui décroché en 2021, le technicien rennais a formulé un vœu clair. « Je souhaite qu’on puisse mettre une 2eme étoile au-dessus de notre drapeau parce que je pense qu’on le mérite au vu des dernières années mais il y aura en face de nous un adversaire qui le voudra autant que nous, voire plus que nous parce qu’ils jouent à domicile. » Ces mots traduisent l’attachement profond d’Habib Beye à cette génération sénégalaise, qui s’est installée durablement parmi les références du football africain.

Habib Beye devra pourtant mettre de côté certaines affections personnelles le temps de cette finale. À Rennes, il côtoie le jeune défenseur marocain Abdelhamid Aït-Boudlal, qu’il apprécie particulièrement. Mais dimanche soir, les sentiments seront clairs. « Je ne souhaite rien à Abdelhamid à part de le revoir et de lui faire un gros câlin quand il reviendra. Mais rien de plus. » Avec un sourire, Habib Beye a conclu sans ambiguïté : « Ma patrie est bien trop importante. » Une phrase simple, mais lourde de sens, à l’image de cette finale de la CAN 2025 qui promet d’entrer dans l’histoire.