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Le ras-le-bol est total chez les conducteurs de Jakarta, ces jeunes livreurs devenus indispensables au quotidien des Sénégalais. Ils sont descendus hier dans la rue pour dénoncer leurs conditions de travail jugées « inhumaines ». À leurs côtés, le député Guy Marius Sagna, qui a tenu à afficher un soutien sans équivoque.

D’une part, le parlementaire dénonce une exploitation systématique des jakartamen par certaines plateformes numériques comme Yango

Dans un texte rendu public, l’élu dénonce une exploitation systématique des livreurs par certaines plateformes numériques. « Yango leur impose des courses payées à 200 FCFA, parfois même à 100 FCFA. C’est tout simplement inacceptable », s’indigne-t-il. Pour Guy Marius Sagna, ces pratiques s’apparentent à une précarisation organisée d’une jeunesse déjà fragilisée par le chômage.

Et d’autre part, Guy Marius Sagna, pointe également du doigt des tracasseries policières qui aggravent leur situation peu enviable

Mais l’exploitation ne s’arrête pas là. Le parlementaire pointe également du doigt des tracasseries policières et gendarmesques qui aggravent la situation. « À l’exploitation des plateformes s’ajoute le vol de 6.000 FCFA au moins par certains agents », accuse-t-il, dénonçant des abus quotidiens subis par les livreurs sur les routes.

Il interpelle l’État du Sénégal 

Face à cette situation, Guy Marius Sagna interpelle directement le gouvernement. Il exhorte les ministres concernés à accélérer le processus d’assainissement et de régularisation du secteur, déjà annoncé par les autorités. Pour lui, il y a urgence : la livraison à moto est aujourd’hui un secteur pourvoyeur de milliers d’emplois, dont « l’utilité sociale n’est plus à démontrer ».

Toutefois, le député appelle aussi les livreurs à prendre leur part de responsabilité. Il les invite à poursuivre leur régularisation, non seulement pour leur propre sécurité, mais aussi pour celle de l’ensemble des citoyens.

Entre exploitation économique, abus d’autorité et vide réglementaire, le malaise des Jakartamen est profond. La balle est désormais dans le camp de l’État, sommé de transformer les promesses en actes concrets, pendant que la rue continue de gronder.

Actusen.sn

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