Plus loin dans son intervention, Walid Regragui a balayé l’idée selon laquelle l’issue de la finale pourrait modifier durablement les rapports entre le Maroc et le Sénégal. « Si Dieu ne nous accorde pas la victoire, on félicitera nos frères, on sera heureux pour eux. Ils auront mis la 2e étoile. Je suis persuadé que si c’est le contraire, les Sénégalais feront de même. Entretemps il y a un match de football où les deux équipes veulent gagner. » Une déclaration qui traduit sa vision apaisée de la compétition.

Pour illustrer la profondeur de ce lien, Walid Regragui a convoqué des souvenirs personnels remontant à sa jeunesse en région parisienne. « Je vivais à Corbeil-Essonnes. Mes voisins, au 4e, c’était la famille Tall. Moi je vivais au 3e. On est fâché jusqu’au coup de sifflet final. Ils veulent que leur pays gagne mais ils venaient chez nous et on allait chez eux. » Un témoignage qui humanise son discours à la veille de ce grand rendez-vous.

En concluant, Walid Regragui a élargi son propos à l’ensemble du continent africain. « On est frères. En Afrique, il faut qu’on ait ce côté-là. Il y a un match, on se chamaille, mais à la fin, tout le monde veut le bien de chacun », a-t-il expliqué, avant d’être applaudi par les journalistes présents. Un message qui tranche avec la tension ambiante et replace la finale dans un cadre plus fraternel.