Alors que les Lions de la Teranga savourent leur deuxième étoile continentale, les regards se tournent déjà vers les prochaines échéances de 2027 et 2028. Cette période marque une transition majeure pour le football africain, avec des réformes structurelles profondes et une expansion géographique inédite vers l’Est du continent.
Un trio inédit en Afrique de l’Est pour l’organisation de la CAN 2027
Pour la 36e édition qui se déroulera en juin et juillet 2027, la CAF a choisi une formule historique en confiant l’organisation à trois pays : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. Cette décision marque le grand retour de la compétition dans la région de la CECAFA, une première depuis l’édition 1976 organisée en Éthiopie. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a justifié ce choix par une volonté d’alternance géographique afin de développer le football sur l’ensemble du continent. Chaque nation partenaire devrait fournir trois stades, portant le total à neuf enceintes pour accueillir les rencontres. Des infrastructures majeures comme le stade Benjamin Mkapa en Tanzanie et le futur stade Talanta au Kenya, d’une capacité de 60 000 places chacun, seront les piliers du tournoi. Malgré des doutes sur la logistique et la sécurité après des incidents passés, la CAF maintient sa confiance envers ce trio est-africain.
Une réforme historique : le passage au cycle quadriennal dès 2028
L’année 2028 marquera un tournant institutionnel avec le passage officiel de la CAN à une périodicité de quatre ans. Cette réforme, annoncée par Patrice Motsepe à Rabat, vise à aligner la compétition sur les standards de la FIFA et de l’Euro pour faciliter l’harmonisation du calendrier mondial. En conséquence de ce changement, les éditions 2027 et 2028 s’enchaîneront exceptionnellement en l’espace d’un an seulement. La CAN 2029 initialement prévue a ainsi été avancée à l’été 2028, avant de reprendre un cycle normal en 2032, 2036 et 2040. En parallèle, une Ligue des nations d’Afrique sera lancée dès 2028 pour maintenir un niveau de compétition élevé et générer davantage de ressources financières pour les fédérations. Cette restructuration profonde montre la volonté de la CAF de moderniser le football africain tout en affirmant son indépendance décisionnelle face aux pressions extérieures.
Le Maroc favori pour accueillir l’édition de 2028
Si le pays hôte de la CAN 2028 n’est pas encore officiellement désigné, le Maroc apparaît comme le candidat naturel pour cette répétition générale avant la Coupe du Monde 2030. Après avoir prouvé sa capacité à organiser un événement de “classe mondiale” en 2025, le royaume chérifien dispose d’infrastructures déjà opérationnelles et homologuées. Face à lui, des pays comme l’Éthiopie ont manifesté leur intérêt, mais souffrent d’un manque criant de stades répondant aux normes de la CAF. L’Égypte a également été citée, bien que son enthousiasme semble modéré selon diverses sources proches du dossier. La décision finale pourrait être annoncée prochainement suite aux réunions du comité exécutif de la CAF. Organiser la CAN 2028 permettrait au Maroc de consolider son statut de carrefour du football africain et de perfectionner ses protocoles de sécurité après les incidents déplorés lors de la finale 2025.
Le Sénégal sacré au terme d’une finale 2025 sous haute tension
La finale de la CAN 2025, disputée au stade Moulay Abdellah de Rabat, a vu le Sénégal s’imposer 1-0 face au Maroc après une prolongation riche en rebondissements. Le match a basculé dans le temps additionnel lorsqu’un penalty a été accordé au Maroc via le VAR, provoquant des scènes de chaos et des violences en tribunes. Des supporters sénégalais et marocains ont envahi le terrain et jeté des projectiles les uns sur les autres. Ce qui a provoqué même des évacuations de plusieurs stadiers sur civières. Après plus de 20 minutes d’interruption, le gardien sénégalais Mendy a stoppé la tentative de Panenka de Brahim Díaz (voir photo à la une), permettant à son équipe de maintenir le score vierge. C’est finalement Pape Gueye qui a délivré les siens durant la prolongation d’une frappe puissante en pleine lucarne. Cette victoire permet au Sénégal de décrocher sa deuxième étoile continentale, tandis que le Maroc, pays hôte, finit la compétition à dix après la blessure d’Igamane.
Sources :
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