Il est 16 heures en temps universel et à Dakar, 17 heures à Paris. Vous écoutez RFI.

Le Journal en français facile.

Adrien Delgrange.

Bonjour à toutes et à tous. Soyez les bienvenus à l’écoute de Radio France Internationale dans ce Journal en français facile.

Voici les titres de ce lundi 19 janvier :

Nous parlerons, tout d’abord, football. Les Sénégalaises et les Sénégalais attendent le retour de leurs champions.

« Sénégal, encore une deuxième fois dans l’agenda du football africain. Donc, la fête fait que commencer. »

Après leur victoire d’hier soir à Rabat contre le Maroc, les joueurs de l’équipe nationale du Sénégal doivent atterrir, ce soir, à Dakar, vers 21 h 30.

Un ultimatum est lancé aux émeutiers en Iran. Autrement dit la police iranienne donne, au maximum, trois jours aux personnes qui ont participé aux manifestations pour se livrer, pour se rendre aux autorités.

En France, le retour du 49.3 : article de loi qui permet au Premier ministre de faire passer un texte sans le vote des députés. Sébastien Lecornu devrait l’utiliser pour faire passer le budget de l’État.

Les Lions de la Teranga rentrent au Sénégal. Ils sont attendus par tout un peuple. Les vainqueurs de la CAN 2026 atterrissent, ce soir, dans la capitale sénégalaise – Dakar –, avec, dans leurs mains, la Coupe d’Afrique des nations. Leur avion doit se poser à l’aéroport international de Dakar vers 21 h 30 heure locale. Sûrement beaucoup de monde pour les accueillir, mais rien d’officiel ce soir. En revanche, demain, grande parade populaire prévue à Dakar à partir de 11 heures, puis une réception au palais présidentiel à 16 heures. Des supporters qui ont célébré leur deuxième étoile toute la nuit. Le Sénégal a remporté, ainsi, pour la deuxième fois, la CAN. Ils ont battu, hier soir, 1 – 0 les Marocains. Juliette Dubois, correspondante à Dakar, a recueilli leur joie dans plusieurs quartiers de la capitale.

« Aujourd’hui, c’est pas, c’est pas le Sénégal qui a gagné, c’est toute l’Afrique qui a gagné. »

« Moi, je vis au Japon. Je suis venu uniquement pour la CAN. Mais je suis très très très heureux aujourd’hui, parce que tout un peuple, on nous a libérés, quoi. Voilà. Parce que c’était pas facile, parce que c’était les deux meilleures équipes d’Afrique. »

« Ça va nous permettre d’avoir un nouveau souffle et vraiment d’oublier beaucoup de choses. Et vraiment le peuple est content. Donc, ça va nous permettre vraiment de passer à autre chose. Au moins, on aura une à deux semaines d’accalmie, comme je peux le dire. »

Après la victoire du Sénégal, commentaires, analyses : on refait le match juste après ce journal, en direct dans Radio Foot Internationale.

Le Journal en français facile.

Le Groenland, ou les pays européens qui font bloc. Les Européens se défendent face aux menaces de Donald Trump. Le président américain veut les faire payer. Des pays prêts à riposter à la hausse des droits de douane annoncés par Donald Trump. Les huit pays européens sont menacés de surtaxes douanières par les États-Unis, car ils empêchent le président américain de s’emparer du Groenland. Sont concernés le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède ou encore le Royaume-Uni et la Norvège. Julien Chavanne, certains pays sont prêts à faire payer cher Donald Trump.

Jusqu’à 93 milliards d’euros de droits de douane. La menace est agitée par certains diplomates européens. Ces contre-mesures pourraient entrer en vigueur dès le 6 février. L’autre option, encore plus dure, c’est un instrument appelé anticoercition. Mais nous n’en sommes pas là. La confrontation reste verbale et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, croit qu’une guerre commerciale peut encore être évitée.

« Nous devons défendre nos valeurs. Nous devons être clairs sur les principes que nous appliquons et nous continuerons de l’être. Une guerre commerciale n’est dans l’intérêt de personne. Et, donc, je souhaite l’éviter, car ce sont les entreprises, les travailleurs et les familles de tout le pays qui en subiront les conséquences. »

Les 27 dirigeants de l’Union européenne sont convoqués en urgence, cette semaine, à Bruxelles. Quand certains, comme la France ou l’Allemagne, poussent pour la manière forte, l’Italienne Giorgia Meloni, proche de Donald Trump, ou les Pays-Bas déconseillent le bras de fer. Tout se jouera dans les prochains jours, notamment à Davos, en Suisse, où le président américain aura l’occasion de croiser plusieurs de ses homologues européens.

Julien Chavanne. Les dirigeants des 27 pays membres de l’Union européenne doivent se réunir au sujet du Groenland en sommet extraordinaire, précisément ce jeudi dans la capitale belge.

17 h 05 à Paris. C’est un ultimatum. Le chef de la police iranienne donne au maximum trois jours. Trois jours aux personnes qui ont participé aux manifestations – qui sont impliquées dans les émeutes – pour se rendre, se livrer aux autorités. C’est ce qu’indique le chef de la police iranienne à la télévision d’État.

À 5 000 kilomètres environ de là, à Paris, des manifestants se sont rassemblés, hier, en plein cœur de la capitale française, à l’appel, notamment, de la réalisatrice iranienne qui vit en France, Sepideh Farsi. Vêtus de noir, un chiffon rouge sur la poitrine, ils et elles se sont allongés pendant quelques minutes sur un drap rouge, symbole du sang versé par le régime iranien. Pour la réalisatrice, il s’agit, à la fois, de mobiliser l’opinion publique, mais, aussi, d’envoyer un message fort au peuple iranien.

« Je pense que l’opinion publique est avec le peuple iranien. C’est les politiques qui sont pas là, c’est les institutions, les gouvernements. Il aurait fallu des condamnations fermes et très rapides, et de l’ONU et des gouvernements européens. Et, en fait, pas uniquement juste des déclarations. Et ça, on ne l’a pas encore. C’est ça qui manque. Et puis l’attention médiatique et les yeux du monde tournent très vite, passent d’un sujet à l’autre, alors que le massacre en Iran continue. Donc, il faut rester mobilisés. Notre conviction est qu’il faut continuer à parler de l’Iran. Et ces images-là vont aller à l’intérieur du pays aussi, arriver aux Iraniens qui se battent encore pour qu’ils sachent qu’on est avec eux. »

Le témoignage de la réalisatrice Sepideh Farsi, au micro de François-Damien Bourgery.

L’actualité en France, où le Premier ministre évoque, de nouveau, le 49.3. Sébastien Lecornu a décidé de recourir à cet article de la Constitution française, qui a pour but de faire adopter, de faire voter une loi sans passer par le vote des députés. En l’occurrence, il s’agit du budget de l’État pour l’année prochaine. Un conseil des ministres se tient actuellement au palais de l’Élysée pour acter ce recours à cet outil constitutionnel, qui permettrait de faire aboutir le budget.

Venons-en, à présent, à l’avenir. L’avenir des lycéens français. Après un éventuel baccalauréat en poche, il faut maintenant choisir la suite de ses études. Et, pour cela, il existe une plateforme appelée Parcoursup : plateforme nationale d’inscription pour une première année de l’enseignement supérieur dans le pays. Depuis aujourd’hui, les lycéens français peuvent formuler leurs vœux pour leurs études. Ils devraient être 1 million de candidats à y inscrire leurs souhaits de formation cette année, soit quelque 20 000 de plus comparé à l’année dernière. Aude Villiers-Moriamé, bonjour.

Bonjour.

Une demande en hausse, à laquelle les universités ont bien du mal à faire face.

Oui, parce que 80 % des universités françaises sont en déficit. Dean Lewis, président de l’université de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, en explique la raison principale.

« Nous avons des charges qui augmentent plus vite que les recettes. La principale augmentation des charges, c’est l’augmentation du fonctionnement de l’établissement, liée d’une part aux charges des emplois. Et puis la deuxième raison, c’est l’inflation et, principalement, les coûts de l’électricité et du gaz, qui ont fortement augmenté depuis 2022. »

Alors, l’État augmente chaque année sa dotation, certes, mais pas au point de compenser la hausse des dépenses. Conséquence, les universités font des choix : ne pas renouveler le matériel pédagogique ni les équipements de recherche, ou remettre à plus tard la rénovation des bâtiments, le tout au détriment des conditions d’études. Certaines universités choisissent de ne pas remplacer les départs d’enseignants à la retraite ou de ne pas créer de postes. Des établissements sont même contraints de supprimer des places. À Rouen, 700 vont disparaître en première année en septembre. Situation paradoxale, donc, d’universités qui restreignent leur offre, alors que la demande augmente. Alors, comment compenser ces pertes ? La prestigieuse université Paris 1 Panthéon-Sorbonne annonçait, le mois dernier, l’augmentation de ses frais d’inscription pour les étudiants originaires de pays hors Union européenne. Pour Dean Lewis, ce ne sera pas suffisant. Les présidents d’université appellent l’État à réinvestir massivement dans l’enseignement supérieur.

Aude Villiers-Moriamé.

Un dernier mot concernant l’actualité espagnole. Trois jours de deuil national, c’est ce qu’indique le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, après ce drame ferroviaire : deux trains sont entrés en collision, hier soir, causant la mort d’au moins 39 personnes. Les autorités indiquent que le bilan humain pourrait encore s’alourdir dans les prochaines heures.

Toutes ces informations sont à retrouver quand vous le souhaitez sur notre site internet rfi.fr.

Radio Foot Internationale est à suivre.