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Le lundi 28 février 2011, Le Temps a déjà 13 ans. Et un vécu, si l’on considère l’aube agitée du XXIe siècle, qui n’a plus grand-chose à envier à un Journal de Genève. Celui-ci commence à sérieusement s’estomper dans les mémoires, même internes.

On décide alors, sous la houlette de Serge Michel et du regretté Pierre Veya (1961-2024) à la rédaction en chef, de consacrer une semaine entière à «prendre le pouls» des Printemps arabes. Du Maroc à la Jordanie, une quinzaine de ses journalistes sont dépêchés pour rendre compte de «l’audace des peuples oubliés», selon la formule du second. Une opération de terrain qui marque les esprits des lecteurs, à la fois dans le journal imprimé et sur le web.

Les désillusions seront grandes, mais il faut «entendre, pour comprendre l’origine de cette fièvre», dit Veya, ce sursaut «que tant de discours disaient impossible». Car avec cette «histoire qui semblait s’être arrêtée», avec ces régimes assez figés au moment de la mort de ses prédécesseurs, Le Temps est frappé par une révolte «comme suspendue par l’espoir que tout peut changer. […] Le désir de liberté et l’aspiration à plus de dignité sont irrépressibles.» C’était enfin une «bonne nouvelle de ce début de XXIe siècle».

Vivez l’expérience autrementVous pouvez suivre l’ordre chronologique ou vous balader à votre guise à travers les événements et les portraits des personnages historiques de ce bicentenaire.Explorez le Temps