Cette “Alliance pour le financement de la nature et des peuples” avait été lancée au cours du G7 Environnement à Paris en avril et met en commun les ressources des pays du “Groupe des 7” (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) et de philanthropes, à l’instar de Rob Walton, héritier du géant américain de la distribution Walmart, ou de la fondation Wyss du milliardaire suisse Hansjörg Wyss.

“Nous avons choisi le partenariat Keystone pour les zones protégées d’Afrique, sur une suggestion, je dois le dire, de Rob Walton”, a déclaré Monique Barbut, dont le pays assure la présidence tournante du G7 cette année, lors d’une conférence de presse.

Ce projet Keystone en Afrique, lancé en septembre 2025, cible “162 parcs répartis dans 32 pays comme prioritaires en matière de conservation, compte tenu de leur valeur écologique exceptionnelle et de leur importance stratégique pour la biodiversité”, a expliqué la ministre.

L’Alliance va utiliser le Legacy Landscapes Fund (LLF), un outil financier dont l’objectif est d’investir des capitaux pour générer des revenus pérennes, et dont le montant global est évalué à 390 millions d’euros.

La France va contribuer à hauteur de 50 millions d’euros à travers un mécanisme propre, si le budget pour 2027 est adopté, a indiqué la ministre, tout comme l’Union européenne, portant le total des sommes à plus de 500 millions de dollars, et “probablement” plus de 600 millions de dollars, a-t-elle aussi précisé.

“Les besoins financiers liés à la biodiversité sont immenses, mais les financements publics restent limités, notamment en raison de la récente baisse de l’aide publique au développement”, a aussi affirmé Monique Barbut, au moment où les participants à la COP17 cherchent des financements pour atteindre d’ici 2030 les objectifs ambitieux d’un accord international de préservation de la nature, baptisé “Kunming-Montréal”.

Avec AFP