La famille de Christophe Gleizes a pu lui rendre visite lundi, trois jours après son transfert dans une prison située près d’Alger. L’annonce a été faite par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, en déplacement dans le Lot-et-Garonne, département d’origine du journaliste. « Sa famille a pu lui rendre visite aujourd’hui », a-t-il indiqué, affirmant que la mobilisation se poursuivait pour obtenir son retour.
Le chef de la diplomatie française a réitéré la position de Paris vis-à-vis de l’Algérie. « Nous exigeons la libération immédiate de Christophe Gleizes, nous nous mobilisons sans relâche en lien étroit avec sa famille, qui traverse cette épreuve avec une grande dignité que je salue », a-t-il déclaré, sans préciser le lieu de la rencontre.
Son arrestation remonte à mai 2024
Le transfert du journaliste avait été annoncé vendredi par Ségolène Royal, en visite à Alger. L’ancienne ministre socialiste a affirmé avoir « obtenu » son rapprochement depuis la prison de Tizi-Ouzou vers un établissement près de la capitale. « Cela va le rapprocher (de sa famille) et faciliter les visites », a-t-elle expliqué, précisant ne pas être en mission pour l’exécutif français.
Arrêté en mai 2024 alors qu’il préparait un article sur la Jeunesse Sportive de Kabylie, le journaliste Christophe Gleizes, 36 ans, a d’abord été placé sous contrôle judiciaire. Il a été incarcéré en juin 2025 après sa condamnation à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », peine confirmée en appel.