Le paysage numérique sénégalais connaît un tournant historique. Starlink, le service d’internet par satellite à haute vitesse et faible latence d’Elon Musk, est désormais officiellement disponible sur l’ensemble du territoire national, selon une annonce consultée par Ndarinfo.
Cette arrivée marque le début d’une concurrence féroce dans un secteur longtemps dominé par les acteurs traditionnels, ouvrant une nouvelle ère de connectivité pour le Sénégal.
Sentant le vent tourner, l’opérateur historique Sonatel a tenté de devancer l’offensive américaine. En collaboration avec Konnect, la filiale d’Orange a récemment lancé ses propres offres VSAT. Cependant, la comparaison technique tourne à l’avantage de la constellation en orbite basse (LEO) de Starlink. Là où les solutions satellitaires classiques proposées par Sonatel affichent une latence importante, oscillant entre 600 et 700 millisecondes, Starlink promet une réactivité proche de la fibre optique, indispensable pour les usages modernes comme le streaming ou la visioconférence.
L’enjeu est de taille : désenclaver les zones rurales où les infrastructures terrestres font défaut. Si la Sonatel mise sur sa proximité et son réseau de distribution, la technologie disruptive de SpaceX impose une pression inédite sur les prix et la qualité de service. Pour les consommateurs sénégalais, cette bataille des cieux représente une opportunité unique d’accéder à un internet performant, quel que soit l’endroit où ils se trouvent. La guerre du satellite est bel et bien lancée à Dakar.
CSS/NDARINFO