À Olsztyn, au nord-est de la Pologne, une exposition ouvre une fenêtre inattendue sur le Maroc, loin des clichés et des cartes postales rapides. Accueillie à l’Institut des Beaux-Arts de l’Université de Warmie-Mazurie, elle propose une immersion sensible dans des lieux emblématiques et historiques du Royaume, tout en mettant en lumière un fil discret mais puissant: les traditions d’hospitalité propres aux différentes régions marocaines.

Intitulée « Maroc : à la recherche du présent », l’exposition est signée par l’artiste Katarzyna Pisula. Elle s’appuie sur un voyage mené entre 2019 et 2021, à bord d’un camping-car, dans un itinéraire décrit comme une traversée « entre le désert et l’océan ». Un périple qui, au fil des kilomètres, s’est transformé en expérience intérieure.

Selon un communiqué de l’Université, l’artiste y raconte, à travers ses œuvres, des scènes simples et quotidiennes qui ont modifié sa perception et affiné sa sensibilité. Rencontres, chaleur humaine, hospitalité, mais aussi lumière et couleurs des paysages marocains: autant d’éléments qui, explique-t-elle, ont exercé une influence considérable sur son développement personnel et artistique.

Avec le temps, ce voyage est devenu une exploration de l’instant, une attention portée au détail et à la présence. L’artiste évoque un apprentissage fait d’observation, d’écoute, et d’une manière nouvelle d’habiter le temps, d’où le thème central de l’exposition: le “présent”.

Les peintures, dessins et photographies présentés tentent de synthétiser ces expériences multiples. Ils témoignent d’une recherche de langage visuel propre, et d’une volonté de parler de pleine conscience, de l’arrêt, de l’appréciation des petites choses, ainsi que de l’espoir qui naît dans l’instant présent.

Ouverte au public jusqu’au 28 février, l’exposition promet un dépaysement, mais aussi une plongée dans les particularités architecturales et socio-culturelles du Maroc, à travers le prisme d’une artiste qui a choisi de raconter le Royaume non pas par le spectaculaire, mais par l’intime.