L’Afrique du Sud et le Cameroun s’affrontent dimanche au Stade Al Madina à Rabat en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025). L’affiche promet un duel à suspense entre deux sélections à la réputation bien établie sur le continent, mais qui n’ont pas encore dévoilé leur meilleur visage depuis le début du tournoi.

Des qualifications sans éclat, des défenses en question

Qualifiés pour le deuxième tour sans véritablement convaincre, les Bafana Bafana comme les Lions indomptables ont montré une capacité à faire la différence offensivement. Leur parcours reste toutefois marqué par des insuffisances défensives, un point qui suscite l’inquiétude de leurs supporters à l’approche d’un match à élimination directe.

L’Afrique du Sud veut capitaliser sur son expérience récente

Habituée aux phases avancées de la CAN, l’Afrique du Sud s’appuie sur un palmarès contrasté mais fourni. Vainqueurs en 1996, finalistes en 1998, troisièmes en 2000 et 2023, et quart-de-finalistes à plusieurs reprises, les Bafana Bafana entendent confirmer leur statut. Médaillés de bronze lors de la dernière édition en Côte d’Ivoire, ils visent un meilleur parcours, « dans le but de bâtir une dynamique gagnante avant le Mondial 2026 », selon leur sélectionneur Hugo Broos.

Deuxième du groupe B avec six points, l’Afrique du Sud a enregistré deux succès serrés contre l’Angola (2-1) et le Zimbabwe (3-2), avant de s’incliner face à l’Égypte, leader du groupe. Appolis et Lyle Foster se sont illustrés, chacun auteur de deux buts décisifs.

Face au Cameroun, les Sud-Africains miseront sur un noyau important de joueurs locaux évoluant en Premiere Soccer League, une créativité offensive et une organisation tactique capable de les sortir de situations complexes. Les failles défensives restent toutefois à corriger.

Le Cameroun, un héritage lourd à assumer

Avec cinq titres continentaux (1984, 1988, 2000, 2002 et 2017) et 22 participations à la CAN, le Cameroun abordait la compétition en favori. Mais des tensions en amont, liées aux dissensions entre la Fédération camerounaise et le ministère des Sports, ont pesé sur la préparation et le début de tournoi.

Les Lions indomptables ont finalement décroché leur qualification dans le doute, terminant deuxièmes du groupe F avec sept points, grâce à des victoires étriquées contre le Gabon (1-0) et le Mozambique (2-1), et un nul face à la Côte d’Ivoire (1-1). Ils semblent depuis avoir retrouvé une certaine stabilité, fondée sur la discipline défensive et l’efficacité offensive, un équilibre encore à confirmer.

Jeunesse et enjeu du quart

L’émergence de jeunes éléments, à l’image de Karl Etta et Christian Kofane, tous deux décisifs en phase de groupes, constitue un motif d’espoir pour le Cameroun. Le vainqueur de ce huitième de finale affrontera le qualifié du match Maroc–Tanzanie, ajoutant un enjeu supplémentaire à une confrontation annoncée ouverte et indécise.