L’ambiance monte d’un cran à Rabat. Ce mardi, le stade Prince Moulay El Hassan s’apprête à vibrer pour un choc électrique : l’Algérie face à la RD Congo. 65 000 supporters, une tension palpable et un enjeu sportif immense pour une place en quarts de finale. Mais dans les travées de l’enceinte marocaine, des spectateurs un peu particuliers, loin du profil habituel des fans de foot, vont scruter chaque mouvement.

Derrière les lunettes noires, pas de recruteurs de Premier League, mais une délégation du FBI, comme l’explique un communiqué transmis aux médias marocains. Arrivés dès dimanche, ces experts américains de la sécurité ne sont pas là pour admirer les slaloms des attaquants. Menés par Douglas Olson et Kevin Kowalski, deux pontes des services d’intervention d’urgence, les agents fédéraux ont déjà passé le dispositif marocain au crible lors de Maroc-Tanzanie : drones, vidéosurveillance de pointe et filtrage des accès, rien ne leur échappe.

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Mais que vient faire le Bureau fédéral d’enquête dans un tournoi africain ? L’explication tient en trois mots : Coupe du Monde. À six mois Mondial co-organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada, le FBI utilise la Coupe d’Afrique des Nations comme un laboratoire à ciel ouvert pour préparer son évènement.

Ce mardi, ils se focaliseront sur un défi majeur; la gestion des flux de supporters étrangers et la coordination policière internationale. Une mission d’observation cruciale pour les États-Unis avant d’accueillir la planète entière l’été prochain, et le début d’une longue collaboration avec le Maroc, futur hôte de l’édition 2030 ?

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Pour résumer

À Rabat, le match Algérie-RD Congo attire 65 000 supporters et une délégation du FBI. Ces experts testent la sécurité (drones, vidéosurveillance) en vue de la Coupe du Monde 2026, observant la gestion des flux et la coordination policière internationale.

Rédacteur

Antoine Chirat