La justice a frappé fort. À Guédiawaye, un récidiviste notoire vient d’être sévèrement sanctionné pour des faits d’une extrême gravité. Reconnu coupable d’actes contre nature, d’attentat à la pudeur et de détournement de mineur, L. Faye, 40 ans, a été condamné à 7 ans de prison ferme par le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Un verdict lourd, à la hauteur de l’horreur des faits reprochés.
 
Selon L’Observateur, l’audience s’est tenue dans une atmosphère pesante, ce vendredi, dans une salle d’audience marquée par l’émotion et l’indignation. Dans le box des accusés, L. Faye n’était pas un inconnu pour la justice. Déjà condamné à 4 ans d’emprisonnement pour des faits similaires, le quadragénaire faisait face, une fois de plus, aux juges pour des actes de pédophilie et d’atteinte grave à l’intégrité d’un adolescent.
 
La victime, A. Nd., 15 ans, élève à Keur Mbaye Fall, a livré un récit glaçant. Les faits remontent au dimanche 28 décembre 2025, aux environs de 16 heures. Ce jour-là, L. Faye, maçon de profession, aurait attiré l’adolescent dans sa chambre sous prétexte de l’aider pour quelques tâches ménagères. Une fois la porte verrouillée, le piège s’est refermé.
 
Toujours selon L’Observateur, contre un billet de 1000 FCFA, l’accusé aurait tenté d’acheter le silence et la pudeur du mineur. À la barre, l’adolescent a raconté comment il aurait été déshabillé de force, avant que L. Faye ne se livre à des actes sexuels sur lui. Pire encore, le prévenu aurait tenté de contraindre l’enfant à une pénétration, franchissant un seuil supplémentaire dans l’horreur.
 
C’est grâce à un sursaut de courage que la victime a réussi à s’échapper et à alerter ses parents. Une course-poursuite s’est alors engagée dans les ruelles de Zac Mbao. Tentant de fuir, L. Faye a été rattrapé par des jeunes du quartier avant d’être remis à la police.
 
À la barre, le prévenu a d’abord opté pour une dénégation maladroite, affirmant être rentré du travail avant d’être sollicité par l’enfant. Mais ses déclarations se sont vite effondrées sous les questions précises du tribunal. Acculé, il a fini par reconnaître les faits, invoquant une ligne de défense pour le moins fragile : « Je reconnais les faits, mais je suis malade. Je suis sous l’emprise de mauvais esprits », a-t-il lancé, tentant de justifier l’injustifiable.
 
Un élément particulièrement troublant est venu alourdir son dossier. Le magistrat a rappelé que des photos d’autres enfants, également victimes de ses penchants, avaient été retrouvées. Un constat glaçant, que L. Faye a reconnu sans détour, allant jusqu’à supplier le tribunal de lui accorder la clémence afin de pouvoir célébrer un mariage prévu à Kaolack.
 
Pour le ministère public, la culpabilité était évidente. « Les faits sont constants et regrettables. L’argument des mauvais esprits n’est qu’une stratégie pour fuir ses responsabilités », a martelé le procureur, qui avait requis 5 ans de prison ferme.
 
La partie civile, représentée par F. K. Nd., responsable civile de l’enfant, a fait preuve de dignité en renonçant à toute demande de dommages et intérêts, s’en remettant à la sagesse du tribunal. Mais les juges ont estimé qu’il fallait aller au-delà des réquisitions. Pour juguler durablement les pulsions sexuelles déviantes du prévenu et protéger la société, le tribunal a prononcé une peine plus sévère.
 
Dans son délibéré, la juridiction a déclaré L. Faye coupable d’attentat à la pudeur, d’actes contre nature et de détournement de mineur, le condamnant à 7 ans de prison ferme.