Le rappel par Nestlé de certains lots de produits de nutrition infantile dépasse désormais les frontières de l’Europe pour concerner l’Afrique, les Amériques et l’Asie, notamment le Brésil, la Chine et l’Afrique du Sud, selon un recensement effectué à partir des déclarations de la société et des autorités nationales de sécurité alimentaire.
Aucun cas de maladie n’a pour l’instant été confirmé en lien avec les lots de formules SMA, BEBA, NAN et Alfamino rappelés par Nestlé, en raison d’une possible contamination par la céréulide, une toxine susceptible de provoquer nausées et vomissements.
Au moins 37 pays, dont la plupart des États européens ainsi que l’Australie, le Brésil, la Chine, le Mexique et l’Afrique du Sud, ont émis des avertissements sanitaires concernant la possible contamination des laits infantiles.
Ce rappel accroît la pression sur le fabricant de KitKat et Nescafé ainsi que sur son nouveau directeur général, Philipp Navratil, qui cherche à relancer la croissance via une revue de portefeuille après des bouleversements au sein de la direction. L’action Nestlé a chuté d’environ 5,7% cette semaine.
Le ministère brésilien de la Santé a indiqué mercredi que le rappel de Nestlé était une mesure préventive, la toxine ayant été détectée dans des produits en provenance des Pays-Bas.
Nestlé Australie a précisé que les lots rappelés sur son territoire avaient été fabriqués en Suisse, tandis que Nestlé Chine a annoncé le rappel de lots de lait infantile importés d’Europe.
Un avis de la Commission nationale des consommateurs d’Afrique du Sud indique que la formule NAN concernée par le rappel a été produite en juin 2025 et dispose d’une durée de vie d’environ 18 mois.
« Elle a également été exportée vers la Namibie et l’Eswatini », a ajouté la commission.
Le ministère autrichien de la Santé a déclaré mardi que le rappel concernait plus de 800 produits issus de plus de 10 usines, constituant ainsi le plus important rappel de l’histoire de Nestlé. Un porte-parole du groupe n’a pas pu confirmer ce chiffre.
Nestlé a indiqué mardi avoir testé toutes les huiles d’acide arachidonique et les mélanges d’huiles correspondants utilisés dans la fabrication de ses produits de nutrition infantile potentiellement concernés, après la détection d’un problème de qualité sur un ingrédient fourni par un important fournisseur.
Le groupe augmente désormais sa production et fait appel à des fournisseurs alternatifs d’huile d’acide arachidonique afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement.