Algérie-Nigéria, le 10 janvier 2026.

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L’Algérie n’a finalement jamais pu rivaliser. Alors que pointait à l’horizon une demi-finale particulièrement attendue contre le Maroc mercredi prochain, les Fennecs ont été asphyxiés, d’entrée, par les Nigérians, qui les ont obligés, la plupart du temps, à évoluer en bloc bas, avant d’avoir le dernier mot (0-2). À tel point qu’il a même fallu attendre la 80e minute de jeu pour assister au premier tir des Algériens, par l’intermédiaire de Baghdad Bounedjah, entré en cours de jeu. Les hommes de Vladimir Petkovic ont finalement réussi à frapper trois fois, mais sans cadrer la moindre de ces tentatives.

À la fin de la rencontre, l’attaquant international nigérian Victor Osimhen a confirmé, au micro de beIN Sports, que le plan des siens avait parfaitement fonctionné, tout en rendant hommage à son adversaire du jour : “Je pense qu’on a très bien joué et puis on a aussi beaucoup de respect pour cette équipe algérienne qui est une équipe de grande qualité. On savait que c’était important de faire ce pressing-là, de les mettre mal à l’aise et on a exploité leurs erreurs.”

La frustration algérienne a fini par déborder

Cette absence de danger offensif algérien peut aussi être due à la composition de départ concoctée par Petkovic. En effet, le sélectionneur suisse avait pris la décision, au coup d’envoi, d’aligner un onze de départ sans véritable attaquant de pointe. À nouveau reconduit dans ce rôle de faux n°9, Mohammed Amoura s’est retrouvé bien isolé au milieu d’une défense centrale adverse composée des imposants Calvin Bassey et Semi Ajayi. Cela ne lui a pas permis de toucher plus de quinze ballons, avant sa sortie à la 81e minute de jeu.

Les joueurs offensifs algériens ont également été difficilement trouvés par leurs milieux de terrain, bien contenus et manquant clairement d’espaces pour s’exprimer. Dans ce secteur, Petkovic, en prévision d’un gros combat athlétique qui s’annonçait, avait notamment préféré titulariser Ramiz Zerrouki à Himad Abdelli.

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Luca Zidane énervé après Algérie-Nigéria, le 10 janvier 2026.

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En fin de rencontre, la frustration est ensuite apparue chez les Algériens. Elle s’est même poursuivie à l’issue du coup de sifflet final. Une grosse altercation a éclaté entre les joueurs algériens et les arbitres, avant que les Nigérians ne s’en mêlent. Certains Fennecs sont apparus hors d’eux et ont dû être retenus, à l’image de Luca Zidane.

Mahrez, une sortie par la petite porte

Même Riyad Mahrez n’a finalement pas réussi, dans ce match, cet exploit individuel donc il a le secret et qui aurait pu relancer complètement les siens. Le capitaine des Fennecs a fini par sortir à l’heure de jeu pour ce qui pourrait être son dernier match dans une Coupe d’Afrique des nations. C’est ce que le joueur lui-même avait indiqué, ce vendredi, en conférence de presse.

Mahrez, également muet lors de ses deux derniers matches, avait été le guide de sa sélection en phase de poules, inscrivant même un doublé face au Soudan pour débuter (3-0) puis un troisième et dernier but contre le Burkina Faso (1-0). L’Algérie avait ensuite également écarté la Guinée Équatoriale (1-3), pour terminer en tête du groupe E. Ce parcours parfait laissait penser que le vainqueur de l’édition 2019 allait effectuer une nouvelle grosse compétition et se mêler à la victoire finale. La puissance nigériane en a décidé autrement.

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Riyad Mahrez et Mohammed Amoura contre le Nigéria, le 10 janvier 2026.

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