La rédaction de «Barlamane.com»
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13:47 – 11 janvier 2026

Les services de police ont empêché, samedi 11 janvier 2026, la sortie du territoire marocain d’un ressortissant franco-algérien, Mohamed Rahou, 30 ans, qui s’apprêtait à embarquer à destination de Paris à bord d’un vol d’Air France au départ de l’aéroport Mohammed-V, selon des informations exclusives de Barlamane.com.

L’intéressé devait quitter le pays par un vol décollant à 6 h 12, lorsque les contrôles au niveau du terminal de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) ont constaté l’existence d’une mesure administrative restrictive. Il faisait l’objet d’une décision intitulée «sortie du Maroc interdite», émise le 11 janvier par la préfecture de police de Marrakech «suivant dossier fondé sur des instructions du procureur du roi».

Une mesure judiciaire décidée après des signalements multiples

Selon les éléments dont nous disposons, M. Rahou a été identifié après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo le montrant proférant des propos jugés gravement injurieux, diffamatoires et menaçants à l’encontre de citoyens marocains. Les services de sécurité relèvent que «plusieurs personnes ont déposé des plaintes et des signalements après la propagation de ces enregistrements» qualifiés de diffamateurs.

À la suite de ces démarches, les autorités policières ont procédé à «la vérification complète de l’identité de l’intéressé et à la notification du parquet compétent». La décision de fermer les frontières à son encontre a alors été prise, dans l’attente des suites judiciaires prévues par le droit marocain.

Convocation et ouverture d’une enquête

Après l’interdiction d’embarquement, M. Rahou a été informé de l’obligation de «régulariser sa situation auprès des autorités compétentes». Il a quitté l’enceinte aéroportuaire à bord d’un grand taxi en direction de Marrakech, selon les mêmes sources.

Les services de sécurité précisent que le trentenaire «sera soumis à une enquête judiciaire afin de déterminer les faits qui lui sont reprochés et d’arrêter les mesures appropriées conformément à la législation en vigueur». Cette procédure intervient sous le contrôle du parquet, chargé d’apprécier la qualification juridique des actes signalés et d’en tirer les conséquences prévues par la loi.