Un tour de vis sans tolérance. La consigne est désormais claire dans les aéroports. Chaque passager ne peut monter à bord d’un avion d’Air Algérie qu’avec un seul bagage cabine gratuit. Son poids est strictement encadré. Dix kilos maximum sur les vols opérés en Boeing et Airbus. Cinq kilos seulement sur les appareils ATR. Les dimensions sont, elles aussi, précisément définies.
Tout objet supplémentaire est considéré comme non conforme. Valise d’appoint, sac à dos, sac de courses ou sacoche jugée volumineuse. Le bagage est alors placé en soute directement à la porte d’embarquement. La sanction est immédiate : une taxe forfaitaire de 180 euros.
Une application beaucoup plus stricte
Ces règles existaient déjà sur le papier. La nouveauté tient à leur application sur le terrain. Les contrôles se sont nettement renforcés à l’enregistrement et surtout à l’embarquement. Des passagers signalent ces pratiques à Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, mais aussi dans plusieurs aéroports de province.
Les agents vérifient systématiquement le poids et la taille des bagages. La moindre entorse est sanctionnée. Même des tolérances autrefois admises semblent avoir disparu.
Une politique globale de réduction des franchises
Ce durcissement s’inscrit dans un cadre plus large. Depuis plusieurs mois, Air Algérie a revu l’ensemble de sa politique bagages. En soute, un seul bagage de 23 kilos est désormais autorisé, contre 30 kilos auparavant. Là encore, tout excédent est facturé.
En cabine, la règle est désormais inflexible : un bagage unique, conforme, sans exception. La mention de « bagage à main non prévu » laisse toutefois une marge d’appréciation au personnel d’embarquement, chargé de juger la conformité sur place.
Les objectifs avancés par la compagnie
Air Algérie justifie cette fermeté par la nécessité d’améliorer la ponctualité et la qualité de service. Le réseau est fortement sollicité, notamment sur les lignes reliant la France à l’Algérie. La compagnie affirme vouloir éviter les abus et fluidifier les opérations d’embarquement.