Après une semaine de grève pour contester les dispositions du nouveau code de la route en cours d’élaboration, les transporteurs de voyageurs et de marchandises en Algérie ont repris le travail ce dimanche 11 janvier, a-t-on appris de sources concordantes.
Le dénouement du bras de fer a eu lieu après une rencontre, jeudi, entre les représentants des protestataires et le président du Conseil de la Nation, Azouz Nasri. Celui-ci a remis ce dimanche 11 janvier au président de la République Abdelmadjid Tebboune sur ses discussions avec les organisations syndicales.
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Le président de la chambre haute du parlement a été reçu ce dimanche par le chef de l’État, annonce la présidence de la République.
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“Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu le président du Conseil de la nation, M. Azzouz Nasri, qui lui a remis un rapport sur les résultats de la réunion au cours de laquelle il a reçu les syndicats et les représentants du secteur des transports”, lit-on dans un communiqué de la présidence mis en ligne sur les réseaux sociaux.
La même source précise que la rencontre a vu la présence de Boualem Boualem, directeur du cabinet de la présidence de la République, et de Mustapha Saïd, conseiller auprès du président de la République chargé des affaires politiques et des relations avec la jeunesse, la société civile et les partis politiques.
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Après une semaine de grève, les transporteurs algériens reprennent le travail
La fin de la grève avait été décrétée immédiatement après l’audience accordée au siège du Sénat par Azouz Nasri aux représentants de la Fédération nationale des transports, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), du Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT) et de la Fédération nationale des transporteurs de personnes et de marchandises, affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA).
L’audience a eu lieu au lendemain de la présentation du projet de loi portant code de la route devant la commission spécialisée du Conseil de la nation par le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud.
Les représentants syndicaux ont salué la prise en charge de leurs revendications et appelé les concernés à mettre fin au mouvement de grève déclenché le jeudi 1er janvier.
“Le nouveau code de la route (…) peut être soumis à une commission paritaire, ce qui signifie que les articles controversés notamment celui relatif à l’homicide volontaire seront révisés”, a déclaré notamment le secrétaire général du Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT), Sid Ali Aït El Hocine.
Les professionnels redoutaient les répercussions de l’application de certaines dispositions du projet de loi, jugées “sévères”, comme les peines de prison prévues pour les auteurs de certains comportements graves. Le projet prévoit aussi de fortes amendes pour les infractions routières, allant jusqu’à 12 000 dinars.
La grève a perturbé le fonctionnement de nombreux secteurs de l’économie à cause de l’arrêt de certains transporteurs de marchandises et lésé grandement les citoyens dans plusieurs régions du pays.