Dans la lignée de la stratégie d’apaisement d’Emmanuel Macron, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, envisage de rapatrier certains de ses ressortissants présents en France. En excluant cependant les criminels et les trafiquants de l’équation.
C’est un signal fort et plutôt inattendu, après des mois de tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie. Alger veut aider ses ressortissants les plus précaires à revenir dans leur pays, plutôt que les laisser à l’abandon dans les rues françaises. Une initiative qui permet de sortir les deux pays de l’impasse.
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Rétablir l’image de l’Algérie
En revanche, les auteurs de crimes de sang, de trafic de drogues, d’armes, ainsi que les personnes ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers sont exclus de ce rapatriement, et resteront donc en France. Selon les médias locaux, une des motivations du président Tebboune est de rétablir l’image de l’Algérie. Car selon eux, les mauvais comportements de ces clandestins “salissaient l’image du pays”.
Pour Paris, cette annonce est une petite victoire car depuis des mois, le dialogue est bloqué sur la question migratoire. Mais depuis la démission de Bruno Retailleau du ministère de l’Intérieur, Emmanuel Macron multiplie les gestes d’apaisement et accélère la repentance française sur la colonisation en Algérie.