Un parcours nigérian qui impressionne à chaque tour
Depuis le début du tournoi, le Nigéria déroule avec une régularité redoutable. En phase de groupes, les Super Eagles ont signé un sans-faute. Victoire 2-1 contre la Tanzanie, succès 3-2 face à la Tunisie, puis maîtrise contre l’Ouganda avec une victoire 3-1. Trois matchs, trois victoires, et une capacité à s’adapter à différents styles d’adversaires.
En phase à élimination directe, le Nigéria a encore élevé son niveau. En huitième de finale, le Mozambique n’a jamais existé, balayé sur le score sans appel de 4-0. En quart de finale, l’Algérie, pourtant solide et expérimentée, a été dominée de bout en bout. Victoire 2-0, sans discussion possible. Ce parcours envoie un message clair. Le Nigéria n’avance pas par à-coups. Il impose son rythme et étouffe ses adversaires.
Une armada offensive capable de faire sauter n’importe quel verrou
L’une des grandes forces du Nigéria dans cette CAN 2025 réside dans sa puissance de feu. Peu d’équipes disposent d’une telle diversité offensive. Victor Osimhen incarne la menace permanente par sa puissance, son agressivité et son sens du but. Ademola Lookman apporte créativité et volume de jeu. Samuel Chukwueze dynamite les côtés, tandis qu’Akor Adams et Paul Onuachu offrent des solutions complémentaires.
Cette richesse complique toute organisation défensive. Même lorsqu’un attaquant est muselé, un autre surgit. Face à des blocs structurés, le Nigéria sait varier ses attaques, jouer en transition rapide ou poser le jeu. Contre le Maroc, réputé pour sa discipline, cette capacité à frapper de plusieurs façons pourrait faire la différence, surtout si le match s’ouvre.
Le précédent algérien, un signal fort pour le Maroc
Le quart de finale face à l’Algérie a servi de démonstration. Les Fennecs n’ont jamais réussi à installer leur jeu. Pressés, bousculés, dominés physiquement, ils ont subi un véritable rouleau compresseur. Le Nigéria a contrôlé les duels, gagné la bataille du milieu et coupé les circuits offensifs algériens.
Or, l’Algérie et le Maroc partagent certaines similitudes. Une volonté de construire depuis l’arrière, un jeu posé, des latéraux très offensifs. Contre ce type de profil, le Nigéria excelle. Son pressing intense et sa puissance athlétique perturbent la relance et forcent les erreurs. Ce qui est arrivé à l’Algérie pourrait bien se reproduire face au Maroc.
Des doutes marocains face à un adversaire testé au très haut niveau
Si le Maroc est toujours en lice, son parcours laisse apparaître quelques fragilités. En huitième de finale, les Lions de l’Atlas ont arraché une victoire limitée 1-0 face à la Tanzanie, dans un match longtemps indécis. En phase de groupes, le nul 1-1 contre le Mali, une équipe peu convaincante dans cette CAN, a également soulevé des questions.
À l’inverse, le Nigéria a affronté et éliminé des références. La Tunisie en phase de groupes, puis l’Algérie en quart de finale. Deux équipes du Maghreb, proches du Maroc dans leur approche tactique. Les Super Eagles ont passé ces tests avec autorité. À ce stade de la compétition, l’expérience du très haut niveau et la confiance accumulée peuvent peser lourd.
Cette demi-finale s’annonce donc bien plus ouverte qu’il n’y paraît. Et si l’histoire devait se répéter, le Nigéria pourrait bien, après l’Algérie, infliger au Maroc une nouvelle désillusion. A noter qu’après la finale de la CAN 2023 perdue face à la Côte d’Ivoire, le Nigéria veut à tout prix se hisser cette année sur le toit de l’Afrique.
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Pour résumer
Favori sur le papier, le Maroc pourrait être piégé par un Nigéria lancé à pleine puissance. Parcours impressionnant, armada offensive, pressing intense et succès autoritaire contre l’Algérie : les Super Eagles ont les armes pour reproduire le même scénario face aux Lions de l’Atlas.
Rédacteur
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