Ahmed est installé dans une brasserie parisienne. En ce 9 janvier, alors que le Maroc affronte le Cameroun en quart de finale, le consultant en stratégie scrolle sur Instagram. Les vidéos de médias et d’influenceurs, tournées au Maroc en marge de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) organisée dans le royaume, défilent sur son écran.

Une vidéo retient particulièrement son attention. On y voit des supporteurs de différentes nationalités, chacun avec le drapeau de son pays, marcher vers l’un des stades de Rabat. “C’est vraiment dommage de ne pas pouvoir y être, l’ambiance a l’air incroyable”, soupire-t-il.

En raison de contraintes professionnelles, ce jeune trentenaire franco-marocain n’a pas pu se rendre au Maroc pendant la CAN. Sa frustration est d’autant plus vive qu’à Paris la compétition revient dans toutes les discussions : “A chaque édition, c’est pareil. Je n’ai jamais autant parlé avec autant d’Algériens, de Camerounais ou de Sénégalais que pendant les CAN à Paris. Mais cette fois-ci, c’est particulier, car c’est mon pays qui l’organise. Si jamais on est qualifiés en demi-finale, j’irai peut-être. Ça fait plus de vingt ans qu’on attend cela, je n’aimerais pas le manquer.”

“Le récépissé n’est jamais arrivé”

En attendant, son frère Hamza suit lui aussi le parcours des Lions