Le garde du corps de la sous-préfète de Bambouti découvert sans vie
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye
Rédigé le 14 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le corps du gendarme qui assurait la sécurité de la sous-préfète de Bambouti, sous-préfecture du Haut-Mbomou, à l’Est de la Centrafrique, a été découvert la semaine dernière. L’homme avait disparu lors de l’attaque des Miliciens Azandés le 28 décembre dernier.
Cette découverte macabre intervient après plusieurs semaines d’incertitude sur le sort réservé aux personnes capturées ce jour-là. La prise d’otage de la sous-préfète par les Miliciens Azandés a donc finalement coûté la vie à son garde du corps, un gendarme en service. L’information circule depuis mardi dernier dans toute la ville.
Mais les zones d’ombre persistent autour de cette affaire et alimentent toutes sortes de rumeurs. Lors de l’opération du 28 décembre, la sous-préfète aurait été capturée avec le commandant de brigade de la gendarmerie de Bambouti. Ce qui a déclenché la colère pathétique du commandant de compagnie de la gendarmerie du Haut-Mbomou. Mais certaines sources parlent plutôt du garde du corps personnel de la sous-Préfète. Mais ce dernier, d’après des informations crédibles, aurait été abattu lors de l’opération du kidnapping de la sous-préfète.
Mais pour comprendre cette tragédie, il faut remonter au 28 décembre 2024, jour des élections groupées dans le pays. Les Miliciens Azandés ont lancé leur assaut sur Bambouti dès 4 heures du matin. La ville est tombée en moins d’une heure entre leurs mains après la panique et la débandade des soldats FACA qui n’ont opposé aucune résistance face aux assaillants.
Après leur débandade, les soldats FACA, déployés à Bambouti, ont choisi de s’en fuir dans la panique plutôt que d’affronter les assaillants. Deux ou trois d’entre eux ont trouvé refuge dans la base de la MINUSCA pour demander l’asile aux casques bleus. Les autres ont pris la direction du sud Soudan où ils demeurent encore aujourd’hui sans oser revenir.
Cette situation humiliante pour l’armée nationale n’a duré qu’une semaine avant qu’une réponse militaire soit organisée. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026, aux alentours de cinq heures du matin, les mercenaires russes ont mené une contre-offensive pour reprendre le contrôle de la ville.
L’affrontement a été d’une violence rare avec des armes lourdes utilisées partout dans la ville. Six mercenaires russes ont perdu la vie et un autre a été blessé lors de ces combats. La ville a changé de mains à nouveau au prix de destructions importantes dans plusieurs secteurs.
Mais les Miliciens Azandés n’ont pas accepté cette défaite et ont préparé leur riposte immédiatement. Le 2 janvier, ils ont lancé une nouvelle attaque contre les positions tenues par les mercenaires russes. Les combats se sont poursuivis dans un climat de grande tension avec des habitants pris au piège.
Mais deux jours après le kidnapping de la sous-préfète et du commandant de brigade, le commandant de compagnie, resté à Obo à une centaine de kilomètres du lieu du drame, fait un discours pathétique sur les réseaux sociaux pour menacer les miliciens Azandé et leur famille. Il disait qu’il va finir avec toute leur race. Une déclaration surprenante pour un officier gendarme qui ne voit pas le risque auquel il a mis les otages dedans. Voilà maintenant la suite, et ce n’est pas fini.
Éric Nzapa
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