Ce jeudi, l’Algérie a lancé un nouveau satellite d’espionnage, baptisé «Alsat-3A», depuis la base spatiale de Jiuquan, située au nord-ouest de la Chine. L’opération a été supervisée depuis Alger par le chef d’état-major de l’armée, Saïd Chengriha.

Selon un communiqué du ministère algérien de la Défense, ce satellite offrira à l’Algérie des capacités d’observation à très haute résolution, renforçant ainsi son dispositif de renseignement géospatial. Il permettra notamment d’améliorer la cartographie et de développer des modèles numériques de terrain.

Le lancement de ce satellite s’inscrit dans une stratégie de renforcement et de développement des capacités nationales en matière de surveillance satellitaire. Il concrétise également le partenariat entre l’Agence Spatiale Algérienne (ASAL) et la Société chinoise des Sciences et des Technologies Aérospatiales, précise le communiqué.

Avec «Alsat-3A», l’Algérie ambitionne de rivaliser avec le Maroc dans le domaine du renseignement spatial. En février 2024, des médias hébreux avaient révélé que le royaume avait commandé à la société Israel Aerospace Industries (IAI) deux satellites d’espionnage pour un montant d’un milliard de dollars.

Ce contrat prévoit que Rabat acquière deux satellites espions «Ofek 13», destinés à remplacer les satellites actuels, développés par les groupes français Airbus et Thales : le «Mohammed-VI A», lancé le 8 novembre 2017, et le «Mohammed VI B», mis en orbite le 21 novembre 2018.