Alors que se profilent les demi-finales de la CAN 2025, le Maroc, pays-hôte de l’événement, peut se targuer d’avoir organisé un tournoi réussi. Entre les infrastructures et le spectacle, tous les voyants sont au vert.

Le défi est en passe d’être relevé avec brio. Si la CAN 2025 promet d’être encore riche en émotions, avec les demi-finales au programme ce mercredi 14 janvier (Sénégal-Égypte puis Nigeria-Maroc), l’heure est déjà aux premiers bilans pour le pays-organisateur. Qui peut se targuer d’avoir organisé un tournoi réussi sur de nombreux points.

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Des stades et des infrastructures de qualité

L’un des premiers points unanimement salués est la qualité des stades et des infrastructures. Le Maroc a proposé des enceintes modernes, la plus clinquante étant évidemment le stade Prince Moulay Abdellah. “J’ai fait énormément de stades dans ma vie, notamment des grands stades de Coupe du monde, et je n’ai jamais vu un stade comme ça”, résumait récemment David, un supporter qui a testé les neuf stades de la compétition.

Avec l’organisation de la Coupe du monde 2030 en ligne de mire, le Maroc avait par ailleurs rénové plusieurs stades du Royaume pour répondre aux normes internationales. “Le standard international de cette édition n’aura rien à envier à l’Euro ou à la Coupe du monde”, avait promis Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football. Sur ce point, le pari est gagné.

Autre critère, directement lié à la qualité des infrastructures: le bon état des pelouses. Malgré une météo défavorable, les joueurs ont toujours eu des conditions de jeu optimales. “Aujourd’hui, après trois heures de fortes pluies, la pelouse est restée en très bon état. Merci à eux, ça nous a permis de jouer notre football”, avait par exemple loué Sami Trabelsi, sélectionneur de la Tunisie, après la victoire de son équipe contre l’Ouganda au stade olympique de Rabat.

Un record d’affluence

Des stades de qualité… et bien remplis. Au terme des quarts de finale, 1.116.959 spectateurs étaient déjà venus garnir les tribunes, un record absolu en 35 éditions. La grande capacité de certains stades comme celui du Prince Moulay Abdallah (environ 65.000 spectateurs) aide, tout comme la politique des billets gratuits en début de compétition.

Lors des premiers jours, certaines rencontres, notamment en journée, n’attiraient pas les foules. Pour y remédier, l’organisation a donc distribué gratuitement des billets à la population locale. De quoi voir les réseaux sociaux vanter “la compétition du peuple”. À noter qu’aucun problème de sécurité n’a été déploré tout au long des trois premières semaines de compétition.

De manière plus globale, l’ambiance et l’hospitalité marocaine ont été saluées depuis le début de la compétition. “Ici, les gens se rassemblent, que ce soient les équipes qui jouent mais aussi ceux qui n’ont pas de match”, nous confiait David, supporter français qui a sillonné le pays de long en large pour voir les matchs de cette CAN. “On avait entendu des problèmes sur les réseaux entre les supporters marocains et algériens, mais au stade on ne voit pas du tout ça, au contraire. Ce sont souvent des supporters qui ont chacun leur drapeau et qui prennent des photos ensemble.”

Une CAN historique en termes de spectacle?

Dernier chiffre marquant: celui du nombre de buts inscrits. La barre des 119 réalisations a déjà été atteinte, soit le même nombre de buts que sur l’ensemble de la CAN 2023… alors qu’il reste encore trois matchs à jouer. Une sacrée performance sachant que la précédente édition était déjà la plus prolifique de l’histoire. Un seul but au cours des trois derniers matchs suffira donc à faire entrer la CAN 2025 un peu plus dans les annales.