Sportivement, il n’y a pas eu grand-chose à dire : le Nigeria a dominé l’Algérie (2-0) et s’est qualifié pour les demi-finales de la CAN, ce samedi 10 janvier 2026. Les Fennecs n’ont pas cadré un seul tir de la rencontre et ont été dominés pendant plus de 90 minutes par des Nigérians un cran au-dessus.

Une décision arbitrale au cœur des critiques

Forcément, avec un tel scénario, la frustration était palpable chez les joueurs algériens et un premier début de bagarre générale a éclaté au bout du temps additionnel, après une faute de frustration de Rafik Belghali sur Moses Simons (90’+8). Le calme est revenu pour les ultimes instants du temps additionnel, mais cela n’a pas duré.

Car les échauffourées ont continué entre les joueurs, provoqués par la colère de Luca Zidane, qui a été jusqu’à attraper et tirer par le maillot Raphael Onyedika. L’arbitre a dû faire la police sur le terrain avant de rentrer au vestiaire, escorté par la sécurité.

Les arbitres ont été escorté hors de la pelouse par la sécurité. | AFP / SEBASTIEN BOZON
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Les arbitres ont été escorté hors de la pelouse par la sécurité. | AFP / SEBASTIEN BOZON

L’homme au sifflet a été la cible des critiques dans les tribunes, certains supporters algériens ayant même tenté d’entrer sur le terrain. Plusieurs vidéos montrent des supporters qui ont tendu des billets et crié à la corruption, notamment après une main dans la surface dès les premières minutes qui aurait pu offrir un penalty aux Algériens, mais non sifflé et non visionné par l’assistance vidéo.

Les tribunes ont également vu des affrontements entre Algériens et Nigérians, mais pire encore des membres de la sécurité se sont aussi battus avec quelques spectateurs, plutôt que ramener le calme. De la casse matérielle a également été recensée, des barrières de sécurité ayant été jetées parfois.

Des journalistes se battent aussi

En dehors du terrain et des tribunes, l’ambiance a été électrique jusque dans les coursives du stade. En rentrant au vestiaire, certains joueurs algériens n’avaient pas apaisé leur colère et ont continué de s’en prendre au corps arbitral, notamment avec Rafik Belghali, calmé par des membres de son propre staff et la sécurité.

Et plus improbable encore, la tension a éclaté en zone mixte, où des journalistes en s’ont venu aux mains entre eux en attendant les joueurs… Dans cet espace réservé aux interviews, les Fennecs ont une fois de plus exprimé leur colère face à l’arbitrage et cette main non sifflée en début de rencontre.

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Un après match à oublier, qui ajoute une polémique supplémentaire à cette CAN qui n’est pas épargnée depuis la phase à éliminations directes, après une phase de groupes sans le moindre accroc…