Société

Diffusé jeudi 22 janvier sur France 2, le dernier numéro de « Complément d’enquête » suscite une vive polémique. L’ancien ambassadeur de France en Algérie Xavier Driencourt, pourtant visible dans le teaser de l’émission, est absent de la version diffusée, ce qui a provoqué des accusations de censure.

Publié le 23 janvier 2026 à 15h46

Xavier Driencourt, l'ancien ambassadeur de France en Algérie. Photo © Wikimedia Commons.

Xavier Driencourt, l’ancien ambassadeur de France en Algérie. Photo © Wikimedia Commons.

Montré dans le premier teaser de l’émission, mais absent à l’antenne. Le dernier numéro de « Complément d’enquête », consacré aux relations franco-algériennes, a suscité de nombreuses réactions après sa diffusion, le jeudi 22 janvier sur France 2. Pour cause, Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie à deux reprises, figurait pourtant dans le teaser du programme. Aucun extrait de son interview n’a toutefois été diffusé, une omission assimilée par certains comme étant de la censure.

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Pour le @Cdenquete sur l’Algerie diffusé hier soir, l’interview salée de l’ambassadeur @XMDriencourt, bien qu’annoncée dans les teaser de l’émission, a été discrètement remplacée au dernier moment par celle de l’actuel ambassadeur beaucoup plus langue de bois… sous pression du… pic.twitter.com/fYABIBMFNw

— Damien Rieu (@DamienRieu) January 23, 2026

D’après les informations obtenues par le média Algérie Patriotique, France Télévisions aurait fait le choix de ne pas diffuser les propos de l’ancien ambassadeur à cause d’un « manque de créneau horaire ». Selon notre confrère, la chaîne d’information publique a « préféré donner la priorité à l’intervention autrement plus pondérée de l’actuel ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet ». Cette décision a été présentée comme un geste d’apaisement, dans un contexte diplomatique et médiatique particulièrement sensible entre Paris et Alger.

A LIRE CAN 2026 : pourquoi les forces de l’ordre ont été soulagées après l’élimination de l’AlgérieDes « récits biaisés » sur l’Algérie

Dans une publication de l’Agence de presse officielle algérienne (APS), qu’Algérie Patriotique a pu consulter, l’agence s’en prend frontalement à la ligne éditoriale de « Complément d’enquête », qui s’attaque à l’Algérie à travers des « récits biaisés » et des « révélations construites sur du sable ». Le texte critique également le choix des intervenants pressentis dans l’émission, évoquant la présence de « personnages controversés, dépourvus de légitimité intellectuelle ou morale, et présentés comme instruments d’une stratégie visant à instiller le doute » et à « fragiliser la société algérienne ».