L’Administration américaine accélère sur le dossier du Sahara et impose un cadre clair : l’autonomie sous souveraineté marocaine comme unique base de négociation. Entre pressions diplomatiques sur Alger, fin de non-recevoir au Polisario à Washington et préparation de pourparlers directs, les États-Unis entendent désormais sortir du statu quo stérile
L’Administration américaine imprime une nouvelle cadence au dossier du Sahara, avec la volonté manifeste de sortir d’un statu quo jugé stérile. En l’espace de quelques jours, les signaux se sont multipliés : une tournée maghrébine de haut niveau, une fin de non-recevoir opposée au Front Polisario à Washington et la préparation de discussions directes selon un format inédit. À travers cette séquence diplomatique, les États-Unis entendent clairement imposer leur cadre : l’autonomie sous souveraineté marocaine constitue désormais l’unique base de discussion acceptable.
Pressions sur Alger
Cette accélération s’est traduite, en premier lieu, par le retour à Alger de Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour l’Afrique, le monde arabe et le Moyen-Orient. L’ambassade des États-Unis en Algérie a évoqué, dans un communiqué succinct, une visite destinée à « renforcer le partenariat bilatéral au service de la paix régionale ». Il s’agit de la deuxième visite de Boulos depuis sa nomination, intervenue après la réélection de Donald Trump, dans un contexte régional marqué par la persistance de foyers de tension et par des recompositions géopolitiques profondes dans la région.

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