Le Maroc, qui incarne la stabilité, la crédibilité économique et la capacité de projection stratégique, joue un rôle « structurant » sur le continent africain, a souligné le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Claver Gatete.
Dans un entretien accordé au quotidien Le Matin et publié mardi, M. Gatete a affirmé que ce rôle dépasse l’économie : il est aussi politique, institutionnel et symbolique, et devrait continuer à s’amplifier.
Le responsable onusien a qualifié de « spectaculaire » la transformation du Royaume sur 20 ans, évoquant la constance de la vision, la continuité des politiques publiques et un modèle porté par l’industrialisation, l’ouverture et l’intégration aux chaînes de valeur mondiales.
À ses yeux, l’industrie automobile illustre cette trajectoire, avec une production locale, des exportations internationales, un développement lié au véhicule électrique et une compétitivité mondiale.
Revenant sur sa récente visite officielle au Maroc dans le cadre des préparatifs de la 58ème session de la Conférence des ministres africains des finances de la CEA (COM58), prévue à Tanger du 28 mars au 03 avril 2026, Claver Gatete a indiqué que les échanges avec les responsables marocains ont porté sur des sujets liés notamment aux infrastructures, à la logistique et à l’intégration des systèmes de transport.
Dans ce sillage, il a relevé que le port Tanger Med a occupé une place centrale, en tant que hub reliant l’Afrique à l’Europe et aux grandes routes commerciales mondiales, avec un focus sur la fluidité des échanges, la traçabilité des flux et la résilience des chaînes logistiques face aux crises.
M. Gatete a aussi mis en avant les atouts stratégiques du Maroc, citant les ressources naturelles, la maîtrise technologique, des champions industriels comme l’OCP, ainsi qu’une expertise dans les chaînes de valeur agricoles et industrielles. Sur le volet énergétique, il a salué les choix structurants du Royaume, notamment le solaire et l’éolien, qui anticipent la transition énergétique et s’inscrivent pleinement dans l’agenda africain de transformation structurelle.