Le message de Walid Regragui s’est ensuite articulé autour d’un mot-clé : l’humilité. Le sélectionneur a rappelé que les échecs passés du Maroc dans la compétition trouvent souvent leur origine dans un relâchement psychologique. « Comment éviter le piège de la Tanzanie ? Depuis le début de la compétition, je dis pour nous et les joueurs : c’est la CAN de l’humilité. Tout le monde nous donne favoris, tout le monde dit que si on ne gagne pas la CAN, c’est un échec. Si on ne la gagne pas facilement, c’est un échec. » Par cette déclaration, Walid Regragui assume la pression tout en cherchant à la transformer en moteur collectif.
Le sélectionneur est allé plus loin en rappelant les fondements historiques de cette exigence. « Moi, mon travail, avec le staff et le vestiaire, c’est de garder les pieds sur terre et de se rappeler pourquoi le Maroc n’a pas gagné la CAN depuis 50 ans. » Walid Regragui a également souligné la progression de la Tanzanie, mettant en avant « deux gros clubs » et des « joueurs locaux très bons ». Un rappel destiné à empêcher toute sous-estimation, alors que le Maroc sait que les surprises font partie intégrante des matches de coupe.