“En quête de standards internationaux”, écrit le site d’info Guinée360, Conakry a recruté 300 enseignants étrangers du supérieur. Le but est de satisfaire certains critères, “notamment en matière de quota d’enseignants de rangs A [professeurs des universités] et B [maîtres de conférences]” dans les établissements d’enseignement supérieur guinéens.

“Faute de ressources humaines suffisantes sur place, Conakry s’est tourné vers l’expertise sénégalaise, reconnue dans l’espace universitaire ouest-africain”, poursuit ce média. Cinquante-neuf enseignants-chercheurs sénégalais, essentiellement spécialisés dans les sciences et l’économie, sont concernés. Une information qui a suscité une levée de boucliers au Sénégal. “Dakar s’irrite de voir la Guinée puiser dans ses réserves”, résume Guinée360.

“Le débat s’enflamme”, affichait à sa une, le 6 janvier, le quotidien sénégalais Le Soleil. Le titre gouvernemental résume dans son dossier un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation publié le même jour en vue d’apaiser la controverse. Réfutant les thèses florissantes de “fuite des cerveaux” et de “perte d’attractivité du système éducatif sénégalais”, il rappelle que la mobilité des enseignants est une “pratique historique et légitime” et qu’elle s’