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Tout vient à point à qui sait attendre. Il se sera écoulé cinquante-six ans entre la découverte accidentelle d’une mandibule humaine, dans une carrière de Casablanca (Maroc) baptisée «Thomas I», et son attribution à une espèce dont sont issues à la fois la nôtre (Homo sapiens), mais aussi les hommes de Neandertal et les Dénisoviens. Une sorte de chaînon manquant dans l’arbre généalogique hominine.

On découvre le début de cette épopée dans une note adressée par le paléontologue français Emile Ennouchi aux Comptes rendus de l’Académie française des sciences, le 28 juillet 1969. «En triant des ossements provenant de la carrière Thomas […] récoltés par le jeune Philippe Beriro, élève de 3e au Lycée, j’ai été surpris d’y rencontrer une mandibule d’humanoïde.» Le chercheur mentionne également la présence d’os animaux: une espèce d’éléphant aujourd’hui éteinte, une hyène, un ours brun, un hippopotame, une antilope, etc. En étudiant la géologie du site, le paléontologue suggère que ces ossements remonteraient à la glaciation de Mindel, il y a entre 650 000 ans et 350 000 ans.