{"id":15723,"date":"2026-01-10T18:53:06","date_gmt":"2026-01-10T18:53:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/15723\/"},"modified":"2026-01-10T18:53:06","modified_gmt":"2026-01-10T18:53:06","slug":"vu-du-ciel-le-maroc-reverdit-pluie-et-neige-redonnent-souffle-aux-paysages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/15723\/","title":{"rendered":"Vu du ciel, le Maroc reverdit : pluie et neige redonnent souffle aux paysages"},"content":{"rendered":"<p>                    Les clich\u00e9s satellitaires diffus\u00e9s ces derniers jours offrent une lecture saisissante de l\u2019\u00e9volution du paysage marocain. L\u00e0 o\u00f9 dominaient, en janvier 2025, des teintes brunes et jaun\u00e2tres r\u00e9v\u00e9latrices de sols ass\u00e9ch\u00e9s, apparaissent aujourd\u2019hui de larges zones verdoyantes, notamment sur le nord du pays, le littoral atlantique et plusieurs r\u00e9gions de l\u2019int\u00e9rieur. Les reliefs de l\u2019Atlas, eux, se distinguent par une couverture neigeuse plus \u00e9tendue, signe d\u2019un hiver plus humide et plus froid que celui de l\u2019an dernier.<\/p>\n<p>                                                    <img decoding=\"async\" class=\"lazy\" style=\"\" bad-src=\"https:\/\/cdn4.premiumread.com\/?url=https:\/\/lematin.ma\/lematin\/uploads\/images\/2026\/01\/10\/485160.jpg&amp;w=30&amp;q=100&amp;f=webp\" src=\"https:\/\/lematin.ma\/lematin\/uploads\/images\/2026\/01\/10\/485160.webp\" alt=\"Vu du ciel, le Maroc reverdit : pluie et neige redonnent souffle aux paysages\" onerror=\"this.src=\" https:=\"\"\/><\/p>\n<p>Ce contraste visible depuis l\u2019espace traduit une am\u00e9lioration r\u00e9elle de l\u2019humidit\u00e9 des sols et un red\u00e9marrage de la v\u00e9g\u00e9tation, aussi bien naturelle qu\u2019agricole. Les \u00e9pisodes pluvieux et neigeux enregistr\u00e9s au cours de l\u2019hiver 2025-2026 ont ainsi contribu\u00e9 \u00e0 restaurer, au moins partiellement, des \u00e9cosyst\u00e8mes mis \u00e0 rude \u00e9preuve par plusieurs ann\u00e9es cons\u00e9cutives de s\u00e9cheresse. Pour le monde rural, ces images nourrissent l\u2019espoir d\u2019une campagne agricole moins tendue et d\u2019une meilleure recharge des ressources en eau.<\/p>\n<p>Mais ce verdissement, aussi spectaculaire soit-il, ne suffit pas \u00e0 masquer la r\u00e9alit\u00e9 hydrique du pays. Au 9 janvier 2026, le taux de remplissage global des barrages atteint 45,5 %, pour un volume d\u2019environ 7,6 milliards de m\u00e8tres cubes. Un niveau en progression par rapport aux p\u00e9riodes les plus critiques, mais encore loin d\u2019une situation de confort durable.<\/p>\n<p>                    <a href=\"https:\/\/lematin.ma\/nation\/les-reserves-des-barrages-a-pres-de-45-un-niveau-inedit-depuis-2021\/323089\" title=\"Les r\u00e9serves des barrages \u00e0 pr\u00e8s de 45%, un niveau in\u00e9dit depuis 2021\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><\/p>\n<p>                                                    <img decoding=\"async\" class=\"lazy\" style=\"\" bad-src=\"https:\/\/cdn4.premiumread.com\/?url=https:\/\/lematin.ma\/lematin\/uploads\/images\/2026\/01\/07\/484000.jpg&amp;w=30&amp;q=100&amp;f=webp\" src=\"https:\/\/lematin.ma\/lematin\/uploads\/images\/2026\/01\/07\/484000.webp\" alt=\"Les r\u00e9serves des barrages \u00e0 pr\u00e8s de 45%, un niveau in\u00e9dit depuis 2021\" onerror=\"this.src=\" https:=\"\"\/><\/p>\n<p>                    <\/a><\/p>\n<p>L\u2019analyse par bassins met en \u00e9vidence de fortes disparit\u00e9s territoriales. Le bassin d\u2019Abou Regrag se distingue avec un taux de remplissage proche de 95 %, tandis que Tensift d\u00e9passe les 70 %, confirmant l\u2019impact positif des derni\u00e8res pr\u00e9cipitations. \u00c0 l\u2019inverse, les bassins de la Moulouya et de la Draa\u2013Oued Noun demeurent sous pression, avec des taux respectifs inf\u00e9rieurs \u00e0 40 % et autour de 30 %, refl\u00e9tant la persistance de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 hydrique dans l\u2019Oriental et le Sud.<\/p>\n<p>Le bassin Guir Ziz Rh\u00e9ris vient compl\u00e9ter ce tableau contrast\u00e9. Il affiche un taux de remplissage moyen de 56,6 %, correspondant \u00e0 304,1 millions de m\u00b3 stock\u00e9s. Un niveau globalement satisfaisant \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, mais marqu\u00e9 par de fortes diff\u00e9rences internes. Le barrage Hassan Addakhil atteint 71 % de remplissage, soit 222,5 millions de m\u00b3, confirmant son r\u00f4le strat\u00e9gique pour l\u2019irrigation et l\u2019alimentation en eau potable. En revanche, le barrage Kaddoussa reste limit\u00e9 \u00e0 36 %, avec 81,5 millions de m\u00b3, illustrant l\u2019exposition persistante de certains ouvrages \u00e0 l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 des apports hydriques.<\/p>\n<p>Ainsi, les images satellitaires racontent une double r\u00e9alit\u00e9. Celle d\u2019un Maroc qui, vu du ciel, retrouve des couleurs et une dynamique \u00e9cologique plus favorable. Et celle d\u2019un pays qui, sur le terrain, demeure confront\u00e9 \u00e0 une gestion fine et prudente de l\u2019eau, ressource rare et strat\u00e9gique. Le d\u00e9fi reste inchang\u00e9 : transformer ces signaux climatiques positifs en une s\u00e9curit\u00e9 hydrique durable, capable de r\u00e9sister aux al\u00e9as du climat et aux tensions structurelles qui p\u00e8sent sur les bassins les plus fragiles.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les clich\u00e9s satellitaires diffus\u00e9s ces derniers jours offrent une lecture saisissante de l\u2019\u00e9volution du paysage marocain. 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