{"id":16143,"date":"2026-01-10T23:52:08","date_gmt":"2026-01-10T23:52:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/16143\/"},"modified":"2026-01-10T23:52:08","modified_gmt":"2026-01-10T23:52:08","slug":"afrique-du-sud-quand-la-jeunesse-dialogue-avec-ceux-qui-ont-libere-le-pays-du-joug-de-lapartheid-reportage-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/16143\/","title":{"rendered":"Afrique du Sud: quand la jeunesse dialogue avec ceux qui ont lib\u00e9r\u00e9 le pays du joug de l&#8217;apartheid &#8211; Reportage Afrique"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                En Afrique du Sud, le pr\u00e9sident Cyril Ramaphosa a appel\u00e9 au dialogue national \u00e0 travers une initiative lanc\u00e9e au mois d&#8217;ao\u00fbt dernier : partout dans le pays, les Sud-Africains sont invit\u00e9s \u00e0 \u00e9changer\u00a0pendant un peu moins d\u2019un an dans des \u00e9coles ou des lieux de culte. Objectif\u00a0:\u00a0ouvrir un nouveau chapitre de la d\u00e9mocratie sud-africaine, plus de trente ans apr\u00e8s la fin de l&#8217;apartheid, \u00e0 un moment o\u00f9 la nation arc-en-ciel est confront\u00e9e aux in\u00e9galit\u00e9s, au ch\u00f4mage et \u00e0 la criminalit\u00e9. Pour illustrer ce dialogue national, notre correspondant Valentin Hugues a particip\u00e9 \u00e0 deux jours d\u2019\u00e9change interg\u00e9n\u00e9rationnel \u00e0 Soweto.                    <\/p>\n<p>De notre correspondant \u00e0 Johannesburg,<\/p>\n<p>Le lieu de ces deux jours d\u2019\u00e9change n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 choisi au hasard. Nous sommes \u00e0 Soweto, township au coeur de la lutte anti-apartheid. C\u2019est ici que la jeunesse s\u2019est soulev\u00e9e en 1976 et que le r\u00e9gime de l&#8217;\u00e9poque l&#8217;a r\u00e9prim\u00e9e dans le sang. Pr\u00e8s de 50 ans plus tard, la jeune g\u00e9n\u00e9ration n\u00e9e apr\u00e8s la fin de l\u2019apartheid &#8211; que l\u2019on appelle \u00ab Born Free \u00bb -, comme Thusoetsile Lobateng, discute avec celles et ceux qui ont lib\u00e9r\u00e9 le pays.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ils se sont battus pour la libert\u00e9, on est d\u2019accord. Mais ensuite, il y a eu un manque de transmission, ils ont oubli\u00e9 de nous dire que \u00e7a ne s&#8217;arr\u00eatait pas l\u00e0 et que c&#8217;\u00e9tait \u00e0 notre g\u00e9n\u00e9ration d&#8217;enraciner cette libert\u00e9\u00a0\u00bb, tient \u00e0 souligner Thusoetsile Lobateng.<\/p>\n<p class=\"a-read-more\">\u00c0 lire aussi<a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20250813-afrique-du-sud-\u00e0-deux-jours-de-son-lancement-la-convention-nationale-sous-le-feu-des-critiques\" target=\"_self\" class=\"a-read-more__link\" rel=\"nofollow noopener\">Afrique du Sud: \u00e0 deux jours de son lancement, la convention nationale sous le feu des critiques<\/a><\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Repenser compl\u00e8tement la mani\u00e8re dont nous faisons soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>L\u2019objectif est donc de r\u00e9parer le pont entre ces deux g\u00e9n\u00e9rations et de se parler franchement. \u00ab\u00a0Je pense que la plus grande erreur a \u00e9t\u00e9 de croire na\u00efvement que tous les Sud-Africains \u00e9taient naturellement pr\u00eats \u00e0 construire ensemble leur pays. Il y a beaucoup de choses que nous avons trop rapidement consid\u00e9r\u00e9es comme acquises : que tout le monde voudrait une soci\u00e9t\u00e9 juste et \u00e9quitable par exemple, et que ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 mis de c\u00f4t\u00e9 par l&#8217;apartheid &#8211; en grande partie les personnes noires et les femmes &#8211; seraient au centre de la transformation du pays\u00a0\u00bb, met en \u00e9vidence Thoko Mpumlwana, une figure de la lutte anti-apartheid.<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, Thoko Mpumlwana partage la sc\u00e8ne avec Sizwe Mpofu-Walsh, une figure de la jeunesse, leader des manifestations contre les frais d&#8217;universit\u00e9, aujourd\u2019hui tr\u00e8s suivi sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous devons repenser compl\u00e8tement la mani\u00e8re dont nous faisons soci\u00e9t\u00e9. En ce moment, on parle d&#8217;un dialogue national, mais en r\u00e9alit\u00e9, c&#8217;est au Parlement que cela devrait se passer. Cette institution est tellement d\u00e9faillante qu\u2019elle ne permet pas d&#8217;exprimer les v\u00e9ritables conversations que les gens veulent avoir. Ce n&#8217;est qu&#8217;un exemple parmi d&#8217;autres\u00a0\u00bb, rel\u00e8ve\u00a0Sizwe Mpofu-Walsh.<\/p>\n<p class=\"a-read-more\">\u00c0 lire aussi<a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20250816-afrique-du-sud-la-convention-sur-le-dialogue-national-bat-son-plein-\u00e0-pretoria\" target=\"_self\" class=\"a-read-more__link\" rel=\"nofollow noopener\">Afrique du Sud: la convention sur le dialogue national bat son plein \u00e0 Pretoria<\/a><\/p>\n<p> Ouverture d&#8217;un nouveau chapitre de la d\u00e9mocratie <\/p>\n<p>L\u2019un des organisateurs de cet \u00e9change \u00e0 Soweto, Boutchoko Dithlake, fait aussi partie du comit\u00e9 d\u2019organisation du dialogue national lanc\u00e9 en ao\u00fbt dernier par <a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/tag\/cyril-ramaphosa\/\" target=\"_self\" class=\"gtm-add-suggested-tag\" rel=\"nofollow noopener\">Cyril Ramaphosa<\/a>.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, c&#8217;est une contribution \u00e0 ce dialogue national. Cette interaction avec les jeunes est fondamentale pour l&#8217;orientation que prend le pays. Parce que nous avons accompli certaines choses, mais nous avons aussi mis le pays dans une situation difficile. La pauvret\u00e9 augmente, le ch\u00f4mage augmente. Tout cela affecte les jeunes, alors je pense que le moment est venu de leur passer le relais\u00a0\u00bb, appuie Boutchoko Dithlake.<\/p>\n<p>Pendant cette p\u00e9riode de dialogue national, tous les Sud-Africains sont invit\u00e9s \u00e0 \u00e9changer comme ici \u00e0 Soweto, pour ouvrir un nouveau chapitre de la d\u00e9mocratie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"En Afrique du Sud, le pr\u00e9sident Cyril Ramaphosa a appel\u00e9 au dialogue national \u00e0 travers une initiative lanc\u00e9e&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16144,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[62],"tags":[64,356,5743,2334,10034,10443,237,239],"class_list":{"0":"post-16143","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-afrique","8":"tag-afrique","9":"tag-afrique-du-sud","10":"tag-criminalite","11":"tag-cyril-ramaphosa","12":"tag-droits-humains","13":"tag-questions-sociales","14":"tag-reportage-afrique","15":"tag-societe"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16143","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16143"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16143\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16144"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16143"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16143"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16143"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}