{"id":20189,"date":"2026-01-13T06:56:39","date_gmt":"2026-01-13T06:56:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/20189\/"},"modified":"2026-01-13T06:56:39","modified_gmt":"2026-01-13T06:56:39","slug":"une-hausse-moderee-de-la-production-dagrumes-pour-2025-2026","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/20189\/","title":{"rendered":"Une hausse mod\u00e9r\u00e9e de la production d\u2019agrumes pour 2025-2026"},"content":{"rendered":"<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le Maroc semble se diriger vers une nouvelle hausse de sa production d\u2019agrumes pour la campagne 2025-2026, selon les derni\u00e8res pr\u00e9visions publi\u00e9es par le D\u00e9partement am\u00e9ricain de l\u2019Agriculture (USDA), reprises par le quotidien L\u2019Economiste dans son \u00e9dition du mardi 13 janvier. Les mandarines et les tangerines devraient conna\u00eetre une croissance notable, avec un volume attendu de 1,15 million de tonnes, soit une progression de 4% par rapport \u00e0 la campagne pr\u00e9c\u00e9dente. En revanche, la production d\u2019oranges pourrait stagner, avec seulement 970.000 tonnes pr\u00e9vues, refl\u00e9tant une augmentation marginale de 1% sur un an.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">L\u2019USDA attribue cette dynamique \u00e0 plusieurs facteurs convergents. Les conditions climatiques plus favorables cette ann\u00e9e ont soutenu la floraison et la fructification, tandis que de nombreux vergers entrent d\u00e9sormais en pleine phase productive, assurant de meilleurs rendements. Parall\u00e8lement, le soutien public cibl\u00e9, \u00e0 travers subventions et accompagnement technique, continue de stimuler la fili\u00e8re et d\u2019encourager les investissements dans les infrastructures de production et de conditionnement.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00abSi la campagne d\u00e9marre avec un l\u00e9ger retard, estim\u00e9 \u00e0 environ deux semaines, les producteurs marocains se montrent optimistes\u00bb, relate L\u2019Economiste. Les volumes attendus restent toutefois inf\u00e9rieurs au pic historique de la campagne 2018-2019, tout en restant l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es. Les mandarines continuent de dominer largement le secteur et repr\u00e9sentent le pilier des exportations du Royaume. Pour la prochaine saison, les exp\u00e9ditions sont estim\u00e9es \u00e0 550.000 tonnes, soit une progression de 2%, soutenue par une meilleure disponibilit\u00e9 des fruits et une am\u00e9lioration de leurs calibres, notamment les tailles 4 et 5.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">L\u2019Union europ\u00e9enne et la Russie restent les march\u00e9s principaux des mandarines marocaines. Toutefois, la g\u00e9ographie des exportations \u00e9volue, avec une mont\u00e9e en puissance des pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, tels que le S\u00e9n\u00e9gal, la Mauritanie et la C\u00f4te d\u2019Ivoire. Cette diversification intervient alors que le Maroc doit faire face \u00e0 une concurrence accrue du Chili lors de la phase initiale de la saison d\u2019exportation.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Concernant les oranges, les exportations devraient rester stables autour de 85.000 tonnes. Cette stagnation s\u2019explique en grande partie par la forte concurrence de l\u2019\u00c9gypte et de la Turquie, dont les co\u00fbts de production plus bas p\u00e8sent sur la comp\u00e9titivit\u00e9 marocaine. Cependant, le secteur de la transformation offre des perspectives positives. La production de jus d\u2019orange devrait atteindre 6.500 tonnes, port\u00e9e par le renforcement des capacit\u00e9s industrielles. Cette progression pourrait r\u00e9duire davantage la d\u00e9pendance du pays aux importations de concentr\u00e9, tout en valorisant la production locale.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">L\u2019USDA souligne \u00e9galement le r\u00f4le des mesures incitatives mises en place par le gouvernement marocain pour soutenir la fili\u00e8re. Des subventions directes, un appui phytosanitaire renforc\u00e9 et des aides \u00e0 l\u2019investissement dans les unit\u00e9s de conditionnement contribuent \u00e0 stabiliser et dynamiser la production. En 2025, des aides sp\u00e9cifiques ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es aux petits exploitants agricoles, calcul\u00e9es \u00e0 l\u2019hectare: 225 dollars pour les petites surfaces regroup\u00e9es, 150 dollars pour les exploitations de taille moyenne et 75 dollars pour les grandes superficies. Les agriculteurs engag\u00e9s dans l\u2019agriculture biologique ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de montants plus \u00e9lev\u00e9s, allant jusqu\u2019\u00e0 300 dollars par hectare pour les petites exploitations.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00abParall\u00e8lement, le Maroc enregistre des performances remarquables sur le march\u00e9 des poivrons doux\u00bb, souligne L\u2019Economiste. Au cours de la saison 2024-2025, le pays a export\u00e9 pour la premi\u00e8re fois plus de 50.000 tonnes de poivrons doux vers l\u2019Allemagne, atteignant 52.400 tonnes pour une valeur de pr\u00e8s de 120 millions d\u2019euros. Ce chiffre, en hausse de 20% par rapport \u00e0 la saison pr\u00e9c\u00e9dente, constitue un nouveau record et confirme la position du Maroc comme acteur cl\u00e9 sur ce march\u00e9 europ\u00e9en.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Ces tendances mettent en lumi\u00e8re une agriculture marocaine qui conjugue croissance de la production, diversification des march\u00e9s et soutien \u00e9tatique strat\u00e9gique. Si la comp\u00e9titivit\u00e9 face \u00e0 des concurrents comme l\u2019\u00c9gypte, la Turquie ou le Chili reste un d\u00e9fi, les perspectives pour les agrumes et certains l\u00e9gumes restent globalement prometteuses, port\u00e9es par des rendements en hausse et une strat\u00e9gie d\u2019exportation plus cibl\u00e9e.<\/p>\n<p>Par La R\u00e9daction<\/p>\n<p>Le 12\/01\/2026 \u00e0 20h04<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le Maroc semble se diriger vers une nouvelle hausse de sa production d\u2019agrumes pour la campagne 2025-2026, selon&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":20190,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[41],"tags":[12611,158],"class_list":{"0":"post-20189","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-maroc","8":"tag-agrumes","9":"tag-maroc"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20189","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20189"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20189\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20190"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20189"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20189"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20189"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}