{"id":20335,"date":"2026-01-13T08:31:06","date_gmt":"2026-01-13T08:31:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/20335\/"},"modified":"2026-01-13T08:31:06","modified_gmt":"2026-01-13T08:31:06","slug":"perspectives-economiques-africaines-13-pays-au-dela-de-6-de-croissance-en-2026","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/20335\/","title":{"rendered":"Perspectives \u00e9conomiques africaines: 13 pays au-del\u00e0 de 6% de croissance en 2026"},"content":{"rendered":"<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">La trajectoire de croissance du continent africain en 2026 se dessine \u00e0 la crois\u00e9e de dynamiques structurelles favorables et de vuln\u00e9rabilit\u00e9s macro\u00e9conomiques persistantes. Selon le rapport <a href=\"https:\/\/www.eiu.com\/n\/campaigns\/africa-2026-outlook\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\" title=\"https:\/\/www.eiu.com\/n\/campaigns\/africa-2026-outlook\/\">Africa outlook 2026<\/a> intitul\u00e9 \u00abGrowth and opportunity amid geopolitical shifts\u00bb, publi\u00e9 fin d\u00e9cembre par The <a href=\"https:\/\/africarenewal.un.org\/en\/magazine\/african-economies-grow-2026-despite-uncertain-global-context\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\" title=\"https:\/\/africarenewal.un.org\/en\/magazine\/african-economies-grow-2026-despite-uncertain-global-context\">Economist Intelligence Unit<\/a>, treize pays africains devraient enregistrer une croissance sup\u00e9rieure \u00e0 6% en 2026. Cette performance reste toutefois concentr\u00e9e g\u00e9ographiquement et ne remet pas en cause les fragilit\u00e9s financi\u00e8res qui continuent de peser sur l\u2019ensemble du continent.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">D\u2019apr\u00e8s l\u2019Economist Intelligence Unit, les \u00e9conomies concern\u00e9es par une croissance sup\u00e9rieure \u00e0 6% en 2026 se situent principalement en Afrique de l\u2019Ouest et en Afrique de l\u2019Est. En Afrique de l\u2019Ouest, le S\u00e9n\u00e9gal, la Guin\u00e9e, le Liberia, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le Ghana, le Togo et le Niger figurent parmi les pays les plus dynamiques. En Afrique de l\u2019Est, l\u2019\u00c9thiopie, l\u2019Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda devraient \u00e9galement afficher des rythmes de croissance soutenus. Hors de ces deux sous-r\u00e9gions, seules la Libye, en Afrique du Nord, et le Mozambique, en Afrique australe, sont cit\u00e9es par le rapport.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Cette concentration g\u00e9ographique souligne le caract\u00e8re in\u00e9gal de la reprise africaine. Les sous-r\u00e9gions orientale et occidentale devraient demeurer les principaux moteurs de la croissance continentale en 2026, tandis que les \u00e9conomies d\u2019Afrique australe et, dans une moindre mesure, d\u2019Afrique du Nord, \u00e9volueraient \u00e0 des rythmes plus mod\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">La dynamique observ\u00e9e repose sur un ensemble de facteurs structurels interd\u00e9pendants. Le rapport de l\u2019Economist Intelligence Unit identifie le d\u00e9veloppement des infrastructures notamment l\u2019urbanisation rapide et la transformation num\u00e9rique. Cependant, le rapport ajoute que l\u2019afflux soutenu d\u2019investissements directs \u00e9trangers reste un facteur d\u00e9terminant, mais aussi ajout\u00e9 \u00e0 l\u2019expansion des march\u00e9s r\u00e9gionaux et l\u2019int\u00e9gration progressive dans les cha\u00eenes de valeur mondiales comme les principaux moteurs de la croissance africaine \u00e0 moyen terme.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">En Afrique de l\u2019Ouest, ces facteurs sont compl\u00e9t\u00e9s par des investissements significatifs dans les hydrocarbures, les \u00e9nergies renouvelables et l\u2019exploitation mini\u00e8re, qui devraient renforcer la dynamique \u00e9conomique r\u00e9gionale au-del\u00e0 de 2026. Ces projets contribuent \u00e0 soutenir l\u2019investissement priv\u00e9 et public, tout en accentuant la sp\u00e9cialisation de certaines \u00e9conomies dans les secteurs extractifs et \u00e9nerg\u00e9tiques.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/voici-les-10-economies-qui-seront-les-plus-puissantes-dafrique-en-2029-selon-les-dernieres_D7EOP6KVLNDSLFCIRUIDNRGIEY\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Voici les 10 \u00e9conomies qui seront les plus puissantes d\u2019Afrique en 2029, selon les derni\u00e8res projections du FMI<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Cette lecture est partag\u00e9e par les Nations unies, qui anticipent une acc\u00e9l\u00e9ration mod\u00e9r\u00e9e mais r\u00e9elle de la croissance africaine. Selon le rapport \u00abSituation et perspectives de l\u2019\u00e9conomie mondiale 2026\u2033, la croissance du continent devrait atteindre 4,0% en 2026 et 4,1% en 2027, apr\u00e8s 3,5% en 2024 et 3,9% en 2025. Cette progression traduit une am\u00e9lioration relative de la stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique dans plusieurs grandes \u00e9conomies africaines, apr\u00e8s les chocs successifs li\u00e9s \u00e0 la pand\u00e9mie, aux tensions inflationnistes et au resserrement des conditions financi\u00e8res mondiales.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">La croissance africaine demeure toutefois profond\u00e9ment h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. L\u2019Afrique de l\u2019Est devrait enregistrer la progression la plus \u00e9lev\u00e9e, avec un taux de 5,8% en 2026, contre 5,4% en 2025, port\u00e9e notamment par les performances de l\u2019\u00c9thiopie et du Kenya, ainsi que par l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale et le d\u00e9veloppement des \u00e9nergies renouvelables, selon le rapport des Nations unies.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c0 l\u2019inverse, la croissance de l\u2019Afrique du Nord devrait l\u00e9g\u00e8rement ralentir pour atteindre 4,1% en 2026, apr\u00e8s 4,3% en 2025. L\u2019Afrique de l\u2019Ouest conna\u00eetrait \u00e9galement un l\u00e9ger fl\u00e9chissement, \u00e0 4,4% en 2026 contre 4,6% en 2025. La m\u00eame source, rappelle que l\u2019Afrique centrale afficherait une croissance de 3,0% en 2026, tandis que l\u2019Afrique australe resterait la r\u00e9gion la moins dynamique, avec une croissance attendue de 2,0% apr\u00e8s 1,6% en 2025<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Selon l\u2019Economist Intelligence Unit, la croissance de l\u2019Afrique du Sud devrait rester comprise entre 1,5% et 3% en 2026, p\u00e9nalis\u00e9e par des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e9lev\u00e9s et par l\u2019impact de droits de douane am\u00e9ricains de 30% sur ses exportations, qui freinent les performances commerciales et l\u2019investissement.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/tourisme-en-afrique-du-nord-en-2025-le-maroc-a-confirme-son-leadership-devant-legypte-et-la-tunisie_6IGQ6PNVW5AX3HDYRXVUOGEAEU\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Tourisme en Afrique du Nord: en 2025, le Maroc a confirm\u00e9 son leadership devant l\u2019\u00c9gypte et la Tunisie<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Au-del\u00e0 des \u00e9carts de croissance, les deux rapports convergent sur un point central: la contrainte financi\u00e8re reste d\u00e9terminante. Les Nations unies estiment que le ratio moyen de dette publique rapport\u00e9e au PIB en Afrique atteindra 63 % en 2025, tandis que les paiements d\u2019int\u00e9r\u00eats absorberont pr\u00e8s de 15% des recettes publiques (source: Nations unies).<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Pr\u00e8s de 40 % des pays africains sont aujourd\u2019hui en situation de surendettement ou expos\u00e9s \u00e0 un risque \u00e9lev\u00e9 de l\u2019\u00eatre, plusieurs d\u2019entre eux cherchant \u00e0 restructurer leur dette dans le cadre du G20. L\u2019Economist Intelligence Unit souligne par ailleurs que des \u00e9conomies comme l\u2019\u00c9thiopie, le Mozambique, la Tunisie et la Zambie pourraient faire face \u00e0 des pressions financi\u00e8res particuli\u00e8rement aigu\u00ebs en 2026. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Et sur le plan commercial, les Nations unies notent une reprise des \u00e9changes africains en 2025, soutenue par les exportations de m\u00e9taux pr\u00e9cieux et de produits agricoles, ainsi que par une hausse des importations de mat\u00e9riel de transport. Cette dynamique reste toutefois vuln\u00e9rable aux \u00e9volutions du cadre commercial international.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/lafrique-en-2025-2026-ces-9-pays-devraient-enregistrer-des-taux-de-croissance-superieurs-a-6-selon_JKKTCHEJERBWJD67ND2766PVUI\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">L\u2019Afrique en 2025-2026: ces 9 pays devraient enregistrer des taux de croissance sup\u00e9rieurs \u00e0 6%, selon le FMI<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">L\u2019exposition du continent aux tensions commerciales mondiales demeure limit\u00e9e, en raison de la diversification des partenaires commerciaux et des exemptions sur certains produits strat\u00e9giques, tels que le p\u00e9trole brut et l\u2019or. N\u00e9anmoins, l\u2019expiration de l\u2019African Growth and Opportunity Act et la lenteur de la mise en \u0153uvre de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine continuent de freiner l\u2019int\u00e9gration commerciale intra-africaine.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, la croissance devrait atteindre 2,7% en 2026, contre 2,8% en 2025, un niveau nettement inf\u00e9rieur \u00e0 la moyenne pr\u00e9-pand\u00e9mique de 3,2%. Dans ce contexte, la croissance africaine appara\u00eet relativement r\u00e9siliente, mais demeure \u00e9troitement conditionn\u00e9e \u00e0 la capacit\u00e9 des \u00c9tats \u00e0 restaurer des marges budg\u00e9taires, \u00e0 stabiliser leur dette et \u00e0 renforcer la coop\u00e9ration multilat\u00e9rale.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">En 2026, la croissance africaine devrait donc progresser, sans pour autant dissiper les d\u00e9s\u00e9quilibres qui continuent d\u2019en limiter la port\u00e9e \u00e9conomique et sociale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La trajectoire de croissance du continent africain en 2026 se dessine \u00e0 la crois\u00e9e de dynamiques structurelles favorables&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":20336,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[62],"tags":[64,12676,12674,12675,3179,1262,12673,5189,12672],"class_list":{"0":"post-20335","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-afrique","8":"tag-afrique","9":"tag-afrique-australe","10":"tag-afrique-de-l-est","11":"tag-afrique-de-l-ouest","12":"tag-afrique-du-nord","13":"tag-croissance","14":"tag-geopolitique","15":"tag-onu","16":"tag-perspectives-africaines"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20335","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20335"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20335\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20336"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20335"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}