{"id":23453,"date":"2026-01-14T18:46:09","date_gmt":"2026-01-14T18:46:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/23453\/"},"modified":"2026-01-14T18:46:09","modified_gmt":"2026-01-14T18:46:09","slug":"la-disparition-dalbert-bourgi-un-amoureux-de-lafrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/23453\/","title":{"rendered":"La disparition d&#8217;Albert Bourgi, un amoureux de l&#8217;Afrique"},"content":{"rendered":"<p>            <a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Albert-Bourgi-H.jpg\" data-caption=\"\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"482\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Albert-Bourgi-H-696x482.jpg\"   alt=\"\" title=\"Albert Bourgi H\"\/><\/a><\/p>\n<p>La disparition, ce 7 janvier 2026, \u00e0 83 ans, du professeur Albert Bourgi touche bien plus que ses anciens coll\u00e8gues et \u00e9tudiants de l\u2019universit\u00e9 de Reims, o\u00f9 il a longtemps enseign\u00e9. Homme d\u2019engagement, en politique comme en amiti\u00e9, il a durablement influenc\u00e9 la politique africaine, notamment \u00e0 travers ses interventions dans les m\u00e9dias, et ses positions progressistes exemplaires ont marqu\u00e9 les esprits.<\/p>\n<p>Par Michel Galy\u00a0<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">Rien de plus \u00e9loign\u00e9 de la Fran\u00e7afrique au quotidien que les d\u00e9cennies d\u2019activit\u00e9 d\u2019Albert Bourgi en France et en Afrique ; bien au contraire, par ses amiti\u00e9s de longue date, il a \u00e9tabli des liens, et non des r\u00e9seaux, des engagements et non des compromissions. Certains de ses amis ont parfois \u00e9t\u00e9 puissants un temps. Il leur apportait tant qu\u2019il pouvait son appui, sans accepter en retour richesses et pr\u00e9bendes.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">N\u00e9 \u00e0 Dakar en 1942 d\u2019une famille d\u2019origine libanaise, Albert Bourgi parlait aussi bien le wolof de la m\u00e9dina et le langage populaire, que le parler compass\u00e9 des juristes. Excellent orateur, fort d\u2019une tr\u00e8s longue exp\u00e9rience politique et d\u2019informations in\u00e9dites puis\u00e9es aux meilleures sources, il pouvait mobiliser l\u2019assistance, et parfois les foules, comme aussi passionner ses lecteurs de Jeune Afrique ou ses auditeurs de RFI (o\u00f9 il a exerc\u00e9, non sans probl\u00e8mes et r\u00e9sistances, comme \u00e9ditorialiste, de 1991 \u00e0 1996) ou encore ceux de la presse s\u00e9n\u00e9galaise et ivoirienne.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">Sa longue amiti\u00e9 avec Abdou Diouf, grand ma\u00eetre de la Francophonie apr\u00e8s son d\u00e9part du pouvoir, et avec Amadou Mahtar Mbow, alors directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Unesco, firent de Bourgi un membre \u00e9minent de ces deux institutions pour lesquelles il effectua d\u2019innombrables missions.<\/p>\n<p>Un professeur de droit constitutionnel\u00a0<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">Longtemps li\u00e9 \u00e0 un milieu tr\u00e8s normatif, si ce n\u2019est conservateur, Albert Bourgi \u00e9tait tr\u00e8s fier de son agr\u00e9gation de droit (et d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 major de sa promotion) qui, si elle lui a valu postes et reconnaissance institutionnelle, ne l\u2019a pas emp\u00each\u00e9 de se tourner, par ses recherches et ses publications, vers une science politique progressiste, estimant les forces et les enjeux derri\u00e8re chaque article constitutionnel ou l\u00e9gislatif.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">De l\u2019universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar jusqu\u2019\u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Reims (o\u00f9 il a dirig\u00e9 plus de 34 th\u00e8ses), depuis sa th\u00e8se d\u2019\u00c9tat en 1976 sur \u00ab la politique fran\u00e7aise de coop\u00e9ration en Afrique \u00bb, sous la direction de Pierre-Fran\u00e7ois Gonidec, jusqu\u2019aux articles de droit et de science politique publi\u00e9s par la suite, son activit\u00e9 de chercheur et d\u2019enseignant a \u00e9t\u00e9 multiforme.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">Loin de se positionner comme \u00ab faiseur de Constitutions \u00bb \u00e9crites \u00ab clef en main \u00bb pour des chefs d\u2019\u00c9tat en manque de l\u00e9gitimit\u00e9 \u2013 comme l\u2019ont fait Jean du Bois de Gaudusson, G\u00e9rard Conac, Guy Carcassonne \u2013 ou pire, comme inventeur de textes et proc\u00e9dures avalisant les tyrannies locales \u2013 \u00e0 l\u2019inverse, par exemple, de Charles Debbasch au Togo \u2013 il n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 conseiller directement ses proches sur les textes et proc\u00e9dures et leurs n\u00e9cessaires \u00e9volutions, et soyons clairs, sans juteuses \u00ab consultations \u00bb.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">Apr\u00e8s de longs et peut \u00eatre fastidieux travaux de recensement de textes dans toute l\u2019Afrique subsaharienne, ce qui lui a permis d\u2019\u00e9tablir nombre de contacts, vint le temps des articles de r\u00e9flexions critique et celui de la synth\u00e8se.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">Ses enseignements dans diverses universit\u00e9s, notamment \u00e0 Reims, ses participations remarqu\u00e9es \u00e0 des colloques et conf\u00e9rences internationales, lui ont aussi valu d\u2019\u00eatre envoy\u00e9 par de grandes institutions, comme la Francophonie, pour diriger des missions d\u2019observation \u00e9lectorale, comme, par exemple, en Mauritanie.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">Si r\u00e9seau il y avait, c\u2019\u00e9tait celui de ses anciens professeurs, de ses coll\u00e8gues juristes et surtout constitutionnalistes, et encore plus de ses anciens \u00e9tudiants et th\u00e9sards, toujours un peu intimid\u00e9s et fiers de le recevoir aux quatre coins de l\u2019Afrique- et qui r\u00e9digent depuis ce 7 janvier nombre d\u2019\u00e9mouvants \u00e9loges n\u00e9crologiques.<\/p>\n<p>L\u2019homme des m\u00e9dias\u00a0<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">S\u2019il est courant qu\u2019universitaires et chercheurs t\u00e2tent du journalisme (c\u2019\u00e9tait autrefois une des voies royales pour int\u00e9grer la profession), il est beaucoup plus rare qu\u2019un professeur et agr\u00e9g\u00e9 de droit produise une telle activit\u00e9 m\u00e9diatique. La tribune hebdomadaire (avec photo!) dans Jeune Afrique (o\u00f9 il fut \u00e9ditorialiste de 1988 \u00e0 2002), lui valait d\u2019\u00eatre reconnu instantan\u00e9ment partout en Afrique, tel ce p\u00eacheur mauritanien du bord du fleuve, racontait-il, qui apr\u00e8s l\u2019avoir imm\u00e9diatement reconnu, lui avoua collectionner ses tribunes !<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">Peut-\u00eatre caution de gauche d\u2019un hebdomadaire plus fran\u00e7africain que panafricain, Bourgi \u00e9tait connu pour entretenir des relations tumultueuses avec B\u00e9chir Ben Yamed, faisant parfois trembler les vitres. Mais, pour autant, le texte de ses tribunes n\u2019\u00e9tait pas modifi\u00e9 d\u2019un iota.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">Il faut l\u2019avoir entendu fulminer contre tel journaliste de RFI qualifi\u00e9 d\u2019\u00ab officier de la DGSE \u00bb (sic!), pour comprendre que ses relations avec une radio internationale qui n\u2019avait pas que des amis dans l\u2019Afrique anticoloniale a connu des hauts et des bas\u2026<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">Souvent invit\u00e9 sur le plateau d\u2019\u00e9missions prestigieuses, comme celle de Denise Epot\u00e9 sur TV5 (\u00ab Et si vous me disiez toute la v\u00e9rit\u00e9 ? \u00bb), ou\u00a0 de journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, Bourgi a fait entendre, en y mettant les formes mais parfois avec la dent dure contre les despotes locaux, une voix certes encore minoritaire, mais toujours pertinente : celle qui dit la v\u00e9rit\u00e9 sans fards contre tous les rideaux de fum\u00e9e du pouvoir parisien et des satrapes africains.<\/p>\n<p>L\u2019ami de trois Pr\u00e9sidents<\/p>\n<p>Il ne servirait \u00e0 rien de dresser la liste des grands amis d\u2019Albert Bourgi. Autant citer le gotha de l\u2019Universit\u00e9 et du monde politique africain des derni\u00e8res d\u00e9cennies\u2026<\/p>\n<p>Si le S\u00e9n\u00e9gal \u00e9tait son pays, l\u2019Afrique de l\u2019Ouest francophone \u00e9tait son fief, du moins sa r\u00e9gion de pr\u00e9dilection.<\/p>\n<p>Du S\u00e9n\u00e9gal, o\u00f9 il a fr\u00e9quent\u00e9 son ami de longue date Abdou Diouf mais aussi Moustapha Niasse, il connaissait \u00e0 fond la soci\u00e9t\u00e9 et le microcosme politique et m\u00e9diatique, au point d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un acteur majeur de ces deux milieux.\u00a0<\/p>\n<p>En revanche \u2013 et c\u2019\u00e9tait l\u00e0 le lieu de nos d\u00e9bats passionn\u00e9s \u2013 il connaissait beaucoup mieux le monde politique ivoirien, malien et guin\u00e9en que leurs \u00e9volutions socio-anthropologiques. Son aide amicale sur ces sujets \u00e9tait souvent tr\u00e8s volontariste, faisant fi de mani\u00e8re passionn\u00e9e, voire emport\u00e9e, des \u00ab pesanteurs \u00bb des blocs ethnico-r\u00e9gionaux, comme pour la C\u00f4te d\u2019Ivoire de 2010.<\/p>\n<p>Il faut bien dire que l\u2019aveuglement a souvent \u00e9t\u00e9 collectif, et que les d\u00e9bats ne sont pas tranch\u00e9s : qui aurait pu deviner la \u00ab solution militaire \u00bb et judiciaire de 2011 et la force des r\u00e9seaux fran\u00e7africains ?<\/p>\n<p>Quoiqu\u2019il en soit, comme vient de le rappeler dans son hommage le pr\u00e9sident Laurent Gbagbo, \u00ab Albert \u00bb \u00e9tait pour lui \u00ab plus qu\u2019un ami, un fr\u00e8re \u00bb ! Son soutien depuis les \u00e9lections de 2000 a \u00e9t\u00e9 constant. On se souvient encore de son reportage exclusif de 10 pages, pour Jeune Afrique, \u00e9crit dans la clandestinit\u00e9 pendant le sanglant coup de force du g\u00e9n\u00e9ral Gue\u00ef en octobre 2000, qui a valu un temps \u00e0 Bourgi le surnom de \u00ab Che Guevara \u00bb des m\u00e9dias !<\/p>\n<p>Des principes de fer, de Laurent Gbagbo \u00e0 Alpha Cond\u00e9<\/p>\n<p>Pendant les temps mauvais de l\u2019intervention militaire fran\u00e7aise en 2011, de l\u2019enl\u00e8vement, de la s\u00e9questration et de la d\u00e9portation \u00e0 La Haye du pr\u00e9sident ivoirien, Albert Bourgi mena une gu\u00e9rilla constante en faveur de son grand ami, jusqu\u2019\u00e0 sa lib\u00e9ration. Dix ans de tribunes, \u00e9crits, colloques, comme celui d\u2019Addis Abbeba, sur le colonialisme judiciaire d\u2019une Cour p\u00e9nale internationale qu\u2019il honnissait r\u00e9guli\u00e8rement, la procureure Fatou Bensouda, qu\u2019il avait connue dans une autre vie comme ministre de la justice de Gambie, \u00e9tant l\u2019une de ses cibles privil\u00e9gi\u00e9es.\u00a0<\/p>\n<p>Visiteur assidu \u00e0 la prison de Scheveningen, il mena aussi un discret combat judiciaire, proposant m\u00eame, en compagnie de l\u2019auteur de ces lignes, de compara\u00eetre comme \u00ab amicus curiae \u00bb (\u00ab ami de la Cour \u00bb, t\u00e9moin volontaire) pour faire entendre sa voix en audience publique, aux c\u00f4t\u00e9s de ma\u00eetre Altit \u2013 ce qui ne fut finalement pas possible. Si cette possibilit\u00e9 fut refus\u00e9e par la Cour, le triomphe de l\u2019acquittement en janvier 2019 conforta ses analyses et ses positions et augmenta encore son audience panafricaine.<\/p>\n<p>Pour autant, amiti\u00e9 ne fut jamais complicit\u00e9. Ayant men\u00e9, avec le d\u00e9put\u00e9 Serge Blisko, une longue et victorieuse lutte pour la lib\u00e9ration de son autre ami proche, le professeur Alpha Cond\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 sa sortie des ge\u00f4les guin\u00e9ennes en mai 2001, il l\u2019accompagna dans sa victoire \u00e9lectorale (en 2010), toujours pr\u00eat \u00e0 le conseiller en toute franchise. Mais ces relations furent bris\u00e9es net par la volont\u00e9, incompr\u00e9hensible pour Bourgi, du pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 de truquer la Constitution pour se pr\u00e9senter \u00e0 un troisi\u00e8me mandat ill\u00e9gitime dix ans plus tard. \u00ab On ne peut pas s\u2019opposer \u00e0 une candidature anticonstitutionnelle \u00e0 Abidjan et la cautionner \u00e0 Conakry ! \u00bb, affirmait-il alors.<\/p>\n<p>\u2026Et Ibrahim Boubacar Ke\u00efta<\/p>\n<p>S\u2019il avait c\u00f4toy\u00e9 le professeur, ministre puis Pr\u00e9sident Alpha Oumar Konar\u00e9, au Mali, c\u2019est surtout avec Ibrahim Boubacar Ke\u00efta (IBK) qu\u2019Albert Bourgi \u00e9tablit la relation la plus amicale et la collaboration politique la plus efficace, du moins pendant son premier mandat, \u00e0 partir de septembre 2013. L\u00e0 aussi, for\u00e7age \u00e9lectoral, concussion et pr\u00e9bendes mena\u00e7aient la l\u00e9gitimit\u00e9 du Pr\u00e9sident et l\u2019emport\u00e8rent lors du coup d\u2019\u00c9tat inopin\u00e9 d\u2019ao\u00fbt 2020. Pour paraphraser la formule pr\u00e9c\u00e9dente, Bourgi ne pouvait critiquer durement Karim Wade, \u00ab ministre du ciel et de la terre \u00bb \u00e0 Dakar, et b\u00e9nir les d\u00e9tournements de Karim Ke\u00efta, le fils affairiste d\u2019IBK \u00e0 Bamako.<\/p>\n<p>Depuis la cit\u00e9 internationale de Paris, o\u00f9 jeune \u00e9tudiant, il c\u00f4toyait les futurs pontes ouest-africains, comme Charles Konan Banny ou Andr\u00e9 Salifou, jusqu\u2019aux statuts d\u2019\u00e9minence grise ou de conseiller du Prince, que de chemin parcouru\u2026<\/p>\n<p>Ce n\u2019est que lorsque plusieurs ouvrages, m\u00e9moires, t\u00e9moignages et recherches livreront les mille facettes de son activit\u00e9 incessante que l\u2019on comprendra toute l\u2019importance d\u2019Albert Bourgi ; en attendant, on ne peut que souhaiter l\u2019ouverture de ses archives personnelles et la publication de ses articles scientifiques et de ses tribunes, pour comprendre l\u2019impact v\u00e9ritable de cette vie dans le si\u00e8cle.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: .0001pt;\">\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La disparition, ce 7 janvier 2026, \u00e0 83 ans, du professeur Albert Bourgi touche bien plus que ses&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":23454,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[62],"tags":[64,658,14442,248],"class_list":{"0":"post-23453","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-afrique","8":"tag-afrique","9":"tag-france","10":"tag-hommage","11":"tag-politique"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23453","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23453"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23453\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23454"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23453"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23453"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23453"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}