{"id":26295,"date":"2026-01-16T03:23:10","date_gmt":"2026-01-16T03:23:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/26295\/"},"modified":"2026-01-16T03:23:10","modified_gmt":"2026-01-16T03:23:10","slug":"agriculture-la-region-fes-meknes-engage-un-virage-resilient-sous-des-auspices-pluviometriques-favorables","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/26295\/","title":{"rendered":"Agriculture : la r\u00e9gion F\u00e8s-Mekn\u00e8s engage un virage r\u00e9silient sous des auspices pluviom\u00e9triques favorables"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de s\u00e9cheresse, la campagne agricole 2025-2026 s\u2019ouvre sous des horizons favorables dans la r\u00e9gion F\u00e8s-Mekn\u00e8s. Port\u00e9e par un cumul pluviom\u00e9trique de 275,7 mm au d\u00e9but janvier, la dynamique de semis s\u2019acc\u00e9l\u00e8re avec 78% du programme automnal d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9. Ce rebond s\u2019accompagne d\u2019un regain d\u2019optimisme notable chez les producteurs.<\/p>\n<p>La campagne agricole 2025-2026 dans la r\u00e9gion F\u00e8s-Mekn\u00e8s marque une rupture avec les ann\u00e9es de s\u00e9cheresse pr\u00e9c\u00e9dentes. Port\u00e9e par une pluviom\u00e9trie g\u00e9n\u00e9reuse et une adoption croissante des techniques de conservation des sols, l\u2019activit\u00e9 agricole r\u00e9gionale affiche des indicateurs de performance en nette progression. L\u2019\u00e9tat des lieux \u00e0 d\u00e9but janvier confirme une dynamique de reprise pour les principales fili\u00e8res v\u00e9g\u00e9tales.<\/p>\n<p>78% du programme automnal d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9<br \/>Les op\u00e9rations de semis des cultures d\u2019automne connaissent un avancement soutenu qui tranche avec les difficult\u00e9s des exercices ant\u00e9rieurs. La Direction r\u00e9gionale de l\u2019agriculture rapporte un taux de r\u00e9alisation global de pr\u00e8s de 78% sur un programme total fix\u00e9 \u00e0 790.505 hectares. Les surfaces emblav\u00e9es atteignent ainsi 618.495 hectares en d\u00e9but janvier.<\/p>\n<p>Les c\u00e9r\u00e9ales d\u2019automne conservent leur pr\u00e9dominance dans l\u2019assolement r\u00e9gional avec 519.085 hectares sem\u00e9s dont une part importante de 265.775 hectares consacr\u00e9e au bl\u00e9 tendre. Le compartiment des l\u00e9gumineuses alimentaires affiche \u00e9galement une progression notable. Il couvre d\u00e9sormais 34.370 hectares et atteint 69.% des objectifs fix\u00e9s. La culture de la f\u00e8ve porte principalement cette dynamique. Les cultures fourrag\u00e8res totalisent quant \u00e0 elles 64.820 hectares.<\/p>\n<p>Ce chiffre correspond \u00e0 82% du programme pr\u00e9visionnel et permet de reconstituer un stock vital pour le cheptel r\u00e9gional. La pr\u00e9paration des sols a concern\u00e9 une superficie massive de 793.474 hectares. L\u2019ex\u00e9cution m\u00e9canique de ces travaux sont r\u00e9alis\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019engagement technique des producteurs d\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des premi\u00e8res pr\u00e9cipitations.<\/p>\n<p>Un cumul pluviom\u00e9trique moyen de 275,7 mm<br \/>Le retour des pluies constitue le facteur d\u00e9terminant de l\u2019am\u00e9lioration de la situation agricole r\u00e9gionale. La moyenne des pr\u00e9cipitations cumul\u00e9es au 5 janvier s\u2019\u00e9tablit \u00e0 275,7 mm \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la r\u00e9gion. Ce volume d\u00e9passe largement les 219,0 mm enregistr\u00e9s \u00e0 la m\u00eame date lors de la campagne pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>La r\u00e9partition spatiale de ces apports hydriques favorise particuli\u00e8rement les zones \u00e0 haut potentiel c\u00e9r\u00e9alier. La province de Mekn\u00e8s enregistre un cumul de 424,4 mm tandis que la province d\u2019Ifrane atteint 350,5 mm. Les zones plus arides comme Boulemane b\u00e9n\u00e9ficient aussi d\u2019apports importants de l\u2019ordre de 133 mm.<\/p>\n<p>L\u2019impact agronomique de ces pr\u00e9cipitations s\u2019av\u00e8re imm\u00e9diat sur le d\u00e9veloppement des cultures. Les pluies de d\u00e9but janvier ont permis une lev\u00e9e homog\u00e8ne pour les vari\u00e9t\u00e9s semi-tardives et favorisent un tallage dense des c\u00e9r\u00e9ales pr\u00e9coces. La biomasse fourrag\u00e8re conna\u00eet une reprise rapide et r\u00e9duit ainsi la n\u00e9cessit\u00e9 pour les \u00e9leveurs de recourir \u00e0 l\u2019achat d\u2019aliments de b\u00e9tail sur le march\u00e9.<\/p>\n<p>59.000 hectares convertis au semis direct<br \/>L\u2019un des faits marquants de cette campagne r\u00e9side dans l\u2019adoption massive des pratiques de l\u2019agriculture de conservation. La technique du semis direct couvre d\u00e9sormais 59.231 hectares dans la r\u00e9gion. Elle s\u2019applique principalement aux c\u00e9r\u00e9ales sur une superficie de 57.308 hectares.<\/p>\n<p>Ce chiffre illustre une transition structurelle des exploitations vers des m\u00e9thodes pr\u00e9servant la structure du sol et son humidit\u00e9. L\u2019irrigation de compl\u00e9ment joue par ailleurs un r\u00f4le de s\u00e9curisation pour une partie de la production. Plus de 20.000 hectares de grandes cultures b\u00e9n\u00e9ficient de ce mode de conduite dont 12.000 hectares de c\u00e9r\u00e9ales et 6.900 hectares de fourrages.<\/p>\n<p>La diversification des assolements se poursuit avec l\u2019introduction de cultures comme le colza sur 220 hectares et le d\u00e9veloppement des plantes aromatiques et m\u00e9dicinales en semis direct. L\u2019ensemble de ces param\u00e8tres techniques et climatiques configure une campagne agricole plac\u00e9e sous le signe de la r\u00e9habilitation du potentiel productif r\u00e9gional.<\/p>\n<p>Bassin du Sebou : Un taux de remplissage de 51,22% s\u00e9curise les ressources<br \/>L\u2019am\u00e9lioration des indicateurs hydrologiques se confirme au niveau des infrastructures de stockage du bassin du Sebou. Selon la situation arr\u00eat\u00e9e au 5 janvier 2026, le volume global des retenues s\u2019\u00e9tablit \u00e0 2.845,06 millions de m\u00b3. Le taux de remplissage moyen du bassin atteint ainsi 51,22%, enregistrant une hausse significative par rapport aux 37,39% observ\u00e9s \u00e0 la m\u00eame date l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>Cette embellie hydrique concerne les ouvrages strat\u00e9giques pour l\u2019irrigation r\u00e9gionale. Le barrage Al Wahda affiche un taux de remplissage de 54,49%, cumulant pr\u00e8s de 1,9 milliard de m\u00b3. Le barrage Idriss Ier, infrastructure cl\u00e9 pour les p\u00e9rim\u00e8tres agricoles, voit ses r\u00e9serves passer d\u2019un taux de 23,94% en 2025 \u00e0 41,10% actuellement. Le barrage Allal Al Fassi maintient, quant \u00e0 lui, un niveau optimal de 99,23%. Ces r\u00e9serves confortent la capacit\u00e9 de la r\u00e9gion \u00e0 assurer les dotations n\u00e9cessaires aux cultures irrigu\u00e9es.<\/p>\n<p>Mehdi Idrissi \/ Les Inspirations \u00c9CO<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de s\u00e9cheresse, la campagne agricole 2025-2026 s\u2019ouvre sous des horizons favorables dans la r\u00e9gion F\u00e8s-Mekn\u00e8s.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":26296,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[41],"tags":[1140,4173,1712,158,393,2561],"class_list":{"0":"post-26295","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-maroc","8":"tag-agriculture","9":"tag-fes-meknes","10":"tag-la-une","11":"tag-maroc","12":"tag-pluies","13":"tag-secheresse"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26295","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26295"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26295\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media\/26296"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26295"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=26295"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=26295"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}